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samedi 14 juillet 2018

14 juillet 2018, première récolte

Ruche Dadant 10 cadres avec 5 hausses

Ma plus belle colonie vient d'atteindre les 5 hausses et aujourd'hui j'ai commencé la récolte. J'ai retiré de mes colonies en production les hausses dont les cadres sont totalement operculés, garantie d'un bon miel. Cette récolte ne fait que commencer. Elle va probablement s'étaler car la campagne est encore bien verte et les fleurs très abondantes. Actuellement mes plus fortes colonies me remplissent une hausse en  moins de 10 jours.

Un cadre operculé d'une belle cire blanche.

Je ne disposais que de très peu de cadres bâtis à mettre dans les hausses et j'ai dû recirer tous les cadres non bâtis que j'avais en stock. Car là, j'ai commis une erreur, la cire était trop vieille et la plupart de mes colonies ne sont pas allés sur ces cadres aux vieilles cires. J'ai ainsi perdu un temps précieux. Dès que j'ai remplacé ces vieilles cires par des cires gaufrées neuves l'acceptation a été immédiate. Depuis, les hausses se remplissent et les cirières ne chôment pas, elles bâtissent en moins d'une semaine tous les rayons d'une hausse.
Nous sommes à la mi juillet et l'activité ne faiblit pas. Les colonies qui donnent le plus sont impressionnantes. Quand j'ouvre c'est noir d'abeilles. Elles sont encore sur 8, 9 voire 10 cadres de couvain. La folie !

Section de miel ou miel en brèche

Certains connaisseurs vont pouvoir être satisfaits. L'année dernière je n'ai pas pu en avoir, mais cette année mes avettes me produisent de beaux cadres de miel en section que je vais pouvoir proposer à la vente.

mardi 3 juillet 2018

2 juillet 2018, une récolte en préparation, suite...

Le temps demeure idyllique. La campagne est verte et les fleurs foisonnent. Cela promet une belle récolte ! La pose des hausses continue. Il y a 15 jours, dans mon précédent article, je montrais la photo d'une de mes ruches avec 3 hausses... Elle en a maintenant 4 !



Et voici une ruche 12 cadres avec 3 hausses :

Potentiellement, il devrait y avoir autour des 40 kg de miel dans chacune de ces deux ruches. 
Je ne récolte pas encore, j'attends le ralentissement de la miellée.

Concernant le suivi des colonies, je suis toujours astreint à un contrôle hebdomadaire. La fièvre d'essaimage ralentit mais elle n'a pas encore disparu. Et je trouve encore des cellules royales. J'ai même une récalcitrante qui m'en a fait, cette semaine, dans une de ses deux hausses. Dans la hausse du bas, il y reste un tout petit peu de couvain sur 3 cadres centraux. Sur celui du milieu, j'ai eu droit à 4 belles CR...

D'ailleurs, chose surprenante pour la période, quasiment toutes mes colonies continuent à produire des mâles et à bâtir des cellules mâles.
Autant dire que je ne chôme pas...

mercredi 20 juin 2018

19 juin 2018, une récolte en préparation...

Après un début de printemps particulièrement prometteur, les pluies de mai à début juin ont fortement ralenti voire stopper pour certaines colonies le stockage de nectar dans les hausses. Et pourtant c'était bien parti ! Depuis une quinzaine de jours ça a l'air de repartir... on croise les doigts.
Certaines colonies ont déjà deux hausses et pour la première fois dans mon parcours d'apiculteur j'ai posé une troisième hausse sur une colonie, ma plus belle colonie. C'est pas joli ?!


Il faut dire que la nature explose. La campagne est verte et tout est en fleur. Même la fausse roquette est présente. Il y a une profusion de ressources mellifères.
Le pendant moins agréable pour nous apiculteur à cette situation c'est que les colonies trouvent les conditions idéales pour essaimer et elles ne s'en privent pas. Pour celles prises par la fièvre d'essaimage rien n'y fait pour les calmer. J'ai même des colonies qui, après avoir commencé à remplir une hausse, se sont mises à leur tour à produire des cellules royales d'essaimage. Pire ! certaines colonies essaiment alors que les cellules royales ne sont pas encore operculées.
Je suis obligé de toutes les contrôler régulièrement, même celles avec deux hausses. Et d'inspecter cadres après cadres, minutieusement. Et malheur à moi si par mégarde une CR échappe à mon regard, car c'est 20 à 30 kg de miel qui s'envolent...
Mais on ne fait pas mieux comme formation !



mardi 19 juin 2018

18 juin 2018, nouvel emplacement

Depuis cette année j'ai un nouvel emplacement. Il est situé sur la commune de Peyrolles, en pleine forêt. Le site est bien exposé et éloigné de plus de 3 km des cultures de la plaine de la Durance. J'y ai installé les premières ruches fin avril.
Au crépuscule, j'y mène des essaims que j'ai réalisés, qui se sont bien développés et prêts à être transférés en ruche. J'effectue le transfert quelques jours après.
Pour l'instant ces essaims se développent très bien et pour certains j'ai rajouté une hausse.

jeudi 7 juin 2018

1 juin 2018, l'arrivée et la formation d'un essaim


Le bourdonnement des milliers d'abeilles en plein vol qui constituent un essaim est toujours impressionnant. C'est la première fois que j'ai pu filmer ce phénomène.
Je travaillais sur mon rucher d'élevage quand j'ai entendu ce bruit bien reconnaissable d'un essaim en plein vol. Le nuage d'abeilles s'est posé assez rapidement sur une branche basse à seulement quelques mètres de moi. C'est avec la caméra de mon téléphone que j'ai pu le filmer. La vidéo n'est donc pas très nette.
Il lui a fallu une quinzaine de minutes pour se poser. Cela va assez vite. J'ai pu le récupérer en le mettant dans l'une des ruchettes que j'avais avec moi.

Quelques jours après l'avoir installé je l'ai contrôlé et j'y ai vu une reine non marquée. Cela m'a surpris car je pense que cet essaim est sorti de l'une de mes ruchettes d'élevage. Un essaim qui quitte une ruche ne va pas bien loin et se pose rapidement. Cette halte est temporaire (quelques heures), le temps que des éclaireuses trouvent un lieu où l'essaim pourra s'installer définitivement.

Après avoir fait un essaim artificiel, je contrôle toujours au bout de 30 jours si l'opération a réussi. Je marque systématiquement toutes les nouvelles reines lors de ce contrôle. Cet essaim est donc issu soit d'un rucher ne m'appartenant pas (ce que je doute car il n'y a pas de rucher à côté du mien) soit de l'un de mes essaims artificiels que j'ai réalisés récemment et que je n'ai pas encore contrôlé. Si c'est le cas, j'en conclus que deux reines sont nées et se sont divisée l'essaim artificiel, l'une restant et l'autre partant avec une partie de la colonie. Je reste perplexe sur cette dernière probabilité...


lundi 14 mai 2018

17 mai 2018, récupération d'un essaim en utilisant la méthode du drap blanc

J'ai pu récupérer un essaim qui s'était logé sous une aubépine donc assez près du sol ce qui m'a permis d'utiliser la méthode du drap blanc.
Cette méthode consiste à étaler un drap blanc ou clair sous l'essaim et d'y poser la ruche ou la ruchette sur l'un des côtés. La couleur claire apaise les abeilles et les rassérènent. Le drap leur procure un support plat sans obstacle. Tombant dans l'herbe, les abeilles s'y emmêleraient et se disperseraient. Les phéromones diffusées par les rabatteuses seraient moins efficaces et surtout la reine aurait beaucoup plus de risques de se perdre ou d'y être blessée.
J'ai aussi observé qu'à chaque fois que je récupère ainsi un essaim je ne vois plus d'abeilles qui reviennent se poser sur le support qui l'a accueilli. De même, les éclaireuses de retour s'orientent directement vers l'entrée de la ruchette. 
Cette méthode est la plus douce que je connaisse et la plus sûre de récupérer tout l'essaim sans perdre la reine avec quasiment aucune mort d'abeilles.

A ces éléments pratiques s'ajoute l'effet visuel toujours présent. Il suffit de quelques secondes pour que les premières abeilles se dirigent vers l'entrée suivies par tout l'essaim.

C'est un moment magique à observer qui m'émerveille à chaque fois !


samedi 12 mai 2018

6 mai 2018, contrôle du développement de ma kenyane

Un mois après le peuplement de ma ruche kenyane, j'ai effectué son premier contrôle.
Jusqu'à présent, j'ai juste rajouté des barrettes au fur et à mesure de leur construction. A chaque fois, je rajoutais une à deux barrettes avec amorce de cire. Pour cela, il suffit de soulever légèrement la dernière barrette mise et regarder si les cirières ont commencé à bâtir le rayon. Dès que la construction commence une nouvelle barrette a été mise.

Aujourd'hui, j'ai voulu voir le développement de la colonie et savoir si les rayons ont été correctement construits en respectant l'inclinaison des parois sans aucune adhésion.
J'ai donc effectué ce contrôle complet.
Le rayons sont bâtis régulièrement. Ils respectent parfaitement l'inclinaison des parois et n'y adhèrent pas.
Le premier rayon, celui se situant à l'entrée, contient du pollen et du nectar quai exclusivement alors que les autres rayons ont tous du couvain avec un peu de nectar et pollen.
Je trouve qu'en un mois le développement est parfait.
J'ai aussi observé que la colonie semble beaucoup moins dérangée par mes geste que les colonies se trouvant dans des ruches classiques. Le fait que les barrettes forment un toit (un couvre cadre) doit y être pour beaucoup. J'avais déjà observé cela lors du rajout de barrettes. Pour cette opération, je n'utilise pas l'enfumoir et les abeilles ne sortent quasiment pas.
C'est une belle expérience.

La vidéo montrant ce contrôle :


mardi 10 avril 2018

7 avril 2018, peuplement de ma ruche kenyane.


Ma ruche kenyane ne sera pas restée longtemps vide, je viens de la peupler avec un essaim hiverné dans une ruchette Dadant.
La solution la plus simple aurait été de la peupler avec un essaim naturel recueilli dans la nature.  Sauf que je n'avais pas envie d'attendre sans être d'ailleurs sûr d'en recueillir un. De plus, le peuplement avec un essaim naturel demeure hasardeux. Nous ne sommes jamais certains que l'essaim restera dans la ruche qui lui est proposé, surtout si la ruche est neuve comme c'est le cas ici. Et un essaim naturel étant constitué d'une reine âgée cette dernière peut ne pas passer l'hiver.

Pour pallier à ces inconvénients, l'une des solutions est d'y introduire un essaim avec sa jeune reine et son couvain. Sauf que mes essaims sont en Dadant et non au format de ma kenyane.
Il y a trois ans, j'avais recueilli un essaim logé entre le volet et la fenêtre d'une villa d'un particulier. N'étant pas sûr de récupérer la reine, j'avais alors utilisé des cadres grillagés dans lesquels j'avais positionné quelques rayons découpés contenant du couvain.


J'ai adapté cette méthode à mon besoin actuel. Découper le couvain au format de ma kenyane, garder une partie du cadre format Dadant qui le supporte et visser cette portion de cadre sous une barrette. L'opération n'est pas aisée et le risque de refroidir le couvain réel. Toutefois, ces cadres provisoires de couvain vont surtout permettre à la colonie de se fixer et ma reine pourra rapidement y pondre si nécessaire.
Mais je vous laisse découvrir tout cela dans ma vidéo...


jeudi 5 avril 2018

4 avril 2018, ma première ruche kenyane.


Je viens de finir la construction de ma première ruche kenyane. Depuis plusieurs mois j'avais envie de tester cette ruche horizontale. Le mauvais temps m'empêchant de réaliser les visites que j'avais prévues de faire sur mes ruchers, je me suis attelé à sa fabrication. Au préalable j'avais parcouru Internet en quêtes d'informations. J'y ai passé quelques soirées... J'ai même acheté le nouveau livre de Paul et Gilles Fert "élever des abeille en ruche horizontale" qui vient tout juste de paraître. Soit dit en passant, je vous le déconseille ! Très, très décevant, je n'y ai rien appris et il ne m'a été d'aucune utilité... mais revenons à ma ruche...

Pour celle et ceux qui ne connaissent pas ce type de ruche, la ruche kenyane a été développée au Kenya par un canadien, Maurice Smith, dans les années 1970 afin d'y vulgariser l'apiculture à partir de matériaux locaux et peu onéreux. Elle s'inspire des ruches cylindriques traditionnelles africaines suspendues horizontalement en hauteur pour les protéger des prédateurs. 
Sa toute première particularité est sa quasi absence de norme. Seulement deux dimensions sont à observer, la largeur des barrettes qui recouvrent tout le corps qui doit être de 3,5 cm (entraxe naturel entre deux rayons) et l'inclinaison de 120° de chacune des deux parois latérales (les côtés des cellules d'abeilles forment ce même angle). Cette inclinaison a pour but de limiter l'accrochage des rayons aux parois. Mises à part ces deux dimensions, les autres dimensions n'ont pas besoin d'être très précises.

De par sa forme, la conduite de cette ruche se fait horizontalement. Les barrettes, à partir desquelles les abeilles vont construire leurs rayons, se touchent et forment ainsi le couvre cadre.

C'est à partir de mes recherches que j'ai construit ma ruche ; puisant telle idée sur tel site, telle autre sur telle vidéo démonstratrice. Mon modèle mesure 103 cm de long et est constitué de 27 barrettes auxquelles j'ai rajouté une réglette d'ajustement placée en bout.
Le fond est grillagé et possède un tiroir. J'ai aussi prévu un espace plus grand entre le fond grillagé et le tiroir formant une sorte de vide sanitaire.
J'ai placé le trou de vol sur un côté latéral. La colonie se développera donc du trou de vol vers l'arrière, soit en bâtisses chaudes (cadres bâtis parallèlement au trou de vol). Le couvain devrait se situer côté trou de vol et les réserves de miel à l'arrière.

La récolte se fait par découpage des rayons qui sont ensuite soit conditionnés sous forme de brèches (c'est ce que j'envisage) soit pressés pour en extraire le miel.

Petite info : vide, cette ruche est lourde, très lourde... elle a donc vocation à être sédentaire.



Voici ses dimensions :
hauteur (des pieds aux barrettes) : 97 cm

 longueur interne 98 cm


Quelques photos de présentation :

Il y a un espace d'environ quatre cm entre le toit et le bord. Cet espace permet une aération. 

Le toit bascule grâce à deux charnières. Les barrettes sont recouvertes d'une mousse isolante : 

La réglette d'ajustement :

Les barrettes :

La partition. Elle permet d'agrandir ou de réduire l'espace occupé par la colonie :

Le fond grillagé avec et sans le tiroir :

L'espace entre le toit et le bord de la ruche permettant l'aération :

Le tiroir coulissant :

samedi 24 mars 2018

23 mars 2018, Visites de printemps, pose des premières hausses et stimulation des colonies par grattage.


Aujourd'hui, il faisait 16° à l'ombre et hier 15°. Avec ces belles journées que nous avons, j'ai pu finir mes visites de printemps. Au total j'ai perdu 4 colonies sur 71 hivernées. Inespéré ! J'ai quelques colonies qui sont très petites, je les surveille et je verrai selon leur développement si je les réunis ou non. Mais dans l'ensemble j'ai de belles colonies sur 3 à 6 cadres de couvain.
Par contre, je n'ai quasiment pas de couvain de mâle et je n'ai vu que quelques mâles adultes. Surprenant quand je pense que l'an dernier je faisais mes premiers essaims artificiels dès le 22 mars.

Dans les ruches et ruchettes il y a pas mal de nectar et dans certaines colonies la place commence à manquer. J'ai retiré quelques cadres de miel qui me serviront, notamment pour mes prochains EA, mais la miellée est là. Pour éviter l'engorgement, sur mes plus fortes colonies j'ai posé mes premières hausses. 
Pour limiter un refroidissement du couvain toujours possible avec cette météo aléatoire, j'ai suivi la méthode utilisée par l'un de mes copains api (L'abeille de l'Estaque). Je laisse le nourrisseur en place, je retire les deux cabochons et place ma hausse.

Cette année pour stimuler la ponte des reines et leur faire de la place, j'expérimente la méthode du grattage des bandes de nourritures operculées. Cette méthode est très bien expliquée sur le site: http://www.apiservices.biz
Page où la méthode est expliquée : preparons-deja-la-miellee-de-printemps
J'ai effectué le grattage des réserves en périphérie du couvain il y a 10 jours sur certaines colonies et aujourd'hui j'ai pu observer son efficacité. Le couvain s'agrandit de façon impressionnante pour occuper les 9/10° des cadres grattés. Je vais poursuivre cette méthode et ne pas stimuler au sirop.


mardi 20 mars 2018

20 mars 2018, Visites de printemps, bilan hivernal et perspectives

une ouvrière butinant les fleurs d'un buis

Cette année, la nature a pris un peu de retard par rapport à l'an dernier et même à l'année 2016 ; les floraisons sont décalées d'une quinzaine de jours.
Je n'ai donc pu commencer à ouvrir mes ruches, pour la visite de printemps, que la semaine dernière. J'ai profité de trois belles journées pour en contrôler les 4/5. Déjà, j'avais perdu deux colonies courant décembre et janvier et ces trois visites m'ont permis de découvrir une colonie bourdonneuse* que j'ai pu réunir à une autre colonie.
Je ne pourrai faire un bilan final qu'après le contrôle des 14 ruches qu'il me reste à visiter, mais, à ce jour, je n'observe que 5% de pertes. Dans l'ensemble j'ai de belles colonies dont certaines très, très populeuses que je vais devoir surveiller de près...

Comme l'an dernier, mon objectif est de poursuivre l'augmentation de mon cheptel et d'atteindre l'automne avec une centaine de colonies. Au regard de ce que j'ai pu faire en 2017, mon objectif pour 2018 ne devrait pas être trop difficile à atteindre. Et si je réussis à produire suffisamment d'essaim artificiel peut-être pourrai-je envisager d'en proposer une partie à la vente pour 2019. Mais ne vendons pas...

Cette année, outre la production d'essaim artificiel, j'aimerais aussi essayer de tester le kit d'élevage de reines Kemp, pour produire quelques reines. 


* Une colonie est dite bourdonneuse quand l'on observe un remplacement du couvain d'ouvrières par du couvain de mâles (les faux bourdons d'où le nom de bourdonneuse). Cela est dû souvent au fait que certaines ouvrières (ce sont des femelles comme la reine, mais des femelles non fécondées) se sont mises à pondre pour palier à la carence de la reine morte ou en fin de vie. Non fécondées, ces ouvrières pondeuses ne pondent que des œufs non fécondés qui ne donneront donc naissance qu'à des mâles. Pour plus d'infos voir : www.leruchersaintgervais.fr/les-abeilles ).

mardi 27 février 2018

26 février 2018, parachèvement de mon projet de financement participatif : l'envoi des contreparties.


Le 17 juillet 2014, mon projet de financement participatif était lancé sur MyMajorCompany. Il avait pour objectif de venir compléter mon budget pour lancer mon projet apicole. 93 contributeurs y ont répondu et m'ont soutenu dans cette idée un peu folle.
2015, année bleue pour les reines*, a été l'année de mise en oeuvre. 2016, année blanche pour les reines, aura été une année blanche pour moi aussi, mon projet n'évoluant pas. J'acquérais de l'expérience.
2017, année jaune pour les reines, vit mon cheptel tripler et les premières récoltes correctes. Ce résultat me permet d'honorer mon engagement et de récompenser mes contributeurs en leur faisant parvenir la contrepartie de leur soutien.

En début de mois, j'ai commencé l'envoi des pots de miel.
                                                                                        
La méthode traditionnelle pour connaître l’âge d'une reine est de déposer sur son thorax, à l'aide d'un marquer posca, un point de couleur dépendant de l’année de sa naissance. Une reine vivant rarement plus de 5 ans, un code (international) de 5 couleurs est utilisé :

  • ·        Bleu pour les années terminant par 0 ou 5 
  • ·        Blanc pour les années terminant par 1 ou 6 
  • ·        Jaune pour les années terminant par 2 ou 7 
  • ·        Rouge pour les années terminant par 3 ou 8 
  • ·        Vert pour les années terminant par 4 ou 9 

samedi 10 février 2018

10 février 2018, début de la saison apicole suite...

Le constat fait il y a 15 jours se confirme, les colonies sont reparties. Le froid actuel a quelque peu ralenti cette reprise, il ne l'a pas arrêtée. Les nuits sont froides avec des -4°C à -5°C. Mais les journées sans vent ou quasiment sans vent, même avec des maximales assez basses (+8°C à +9°C), permettent aux colonies de s'activer.
Les noisetiers sont en pleine floraison et ils sont nombreux dans mon secteur. Il y a un début de fausse roquette, par endroit le romarin fleurit ainsi que l'argelas ou ajonc épineux. Les amandiers quant à eux sont en boutons prêts à éclore.
Quand je contrôle les réserves en candi j'observe souvent des colonies qui paraissent fortes. Dès que les maximales permettront l'ouverture des ruches je ferai mes visites de sortie d'hivernage.

Mon objectif cette année est identique à celui de l'an dernier : augmenter mon cheptel. J'espère pouvoir faire suffisamment d'essaims artificiels pour atteindre les 100 colonies à l'automne.

mercredi 31 janvier 2018

30 janvier 2018, contrôler l'activité des colonies grâce à l'observation des tiroirs.

L'apiculture c'est avant tout apprendre à observer.  Savoir observer la nature, l'environnement, les saisons et surtout, savoir observer ses abeilles. L'observation est pour nous, apiculteur, la première source d'apprentissage. Quand nous débutons en apiculture, nous apprenons à savoir observer l'activité au trou de vol. Pour les néophytes, le trou de vol est l'ouverture par laquelle les abeilles entrent et sortent de leur ruche.
Il existe même un livre bien connu dans le monde apicole traitant du sujet : "Au trou de vol" de Heinrich Storch. 
Storch écrivait à son sujet : "Toute l'année, c'est par cette petite ouverture que bat la vie d'une colonie. C'est par là qu'elle respire et qu'elle rejette tout ce qu'elle ne supporte pas dans son domaine. C'est par là qu'elle transmet son message riche pour celui qui comprend, car c'est là l'endroit où, par son attitude, elle nous fait connaître son état de santé, ses souffrances, si elle a besoin ou non de l'aide de l'apiculteur".

Aujourd'hui, je vais vous faire partager un autre outil d'observation que sont les tiroirs que l'on place sous les plateaux de sol grillagés. Outre leur utilisation de fermeture des ruches par le dessous, nous pouvons les utiliser pour évaluer la pression qu'exercent sur nos colonies le varroa, cet acarien parasite endémique de nos abeilles.
Mais un tiroir peut également nous en dire beaucoup sur l'activité d'une ruche.

Durant la période hivernale les ruches ne sont pas ouvertes. Il nous est difficile de savoir ce qui se passe à l'intérieur. Le trou de vol peut nous apporter quelques informations, mais l'hiver, les abeilles sortent moins voire, à certains moments, pas du tout. Ce n'est pas parce que nous ne voyons pas ou peu d'activité devant nos ruches que nos colonies sont inactives.
A l'intérieur, les réserves sont consommées et la reine peut poursuivre, arrêter ou reprendre sa ponte. Et pour moi, c'est ce dernier sujet qui m'intéresse le plus. Car si l'on peut évaluer la quantité de réserve dont dispose une ruche en la pesant (méthode de la pesée arrière ou latérale multipliée par deux), il est parfois difficile de savoir où en est la ponte de la reine.
Les rentrées de pollen au trou de vol nous donne un début de réponse. En observant un tiroir préalablement nettoyé on peut plus précisément savoir s'il y a du couvain, où il se trouve et sur combien de cadres il se situe.

J'ai fait une petite vidéo sur ce sujet :




lundi 29 janvier 2018

28 janvier 2018, début de la saison apicole.

Après près de deux mois assez froids, durant lesquels les colonies sont restées à l'abri de leur ruche, puisant dans leurs réserves, les températures en journée remontent. Cet épisode a été mon premier vrai hiver depuis que je suis apiculteur. Bien sûr, il n'est pas encore totalement fini et un épisode de froid est encore possible. Mais je pense que le plus gros est passé. 
Mon premier constat, à ce stade, est de n'avoir perdu qu'une seule colonie. Je m'interrogeais et me demandais si j'avais hiverné mes ruches dans de bonnes conditions. Pour l'instant, tout se passe bien.

Je ne pourrais faire un vrai bilan que lors de la prochaine visite de printemps que j'effectuerai à partir de la fin février.