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lundi 10 septembre 2018

10 septembre 2018, du couvain de mâle à la mi-septembre...


L'automne approche et avec lui les colonies se préparent à l'hivernage. L'un des signes de l'arrivée de cette période est le rejet des mâles ; les ressources mellifères se raréfiant, les colonies chassent les mâles devenus des bouches inutiles à nourrir. C'est ce qui devrait se passer en ce moment. Or, c'est plutôt l'inverse auquel j'assiste.
Depuis les visites de la semaine dernière j'ai pu constater que non seulement il y a encore des mâles dans quasiment toutes les ruches mais en plus certaines colonies élèvent du couvain de mâles ! Ce sont bien souvent les plus populeuses avec 4, 5 voire 6 cadres de couvain. Dans ces ruches, les reines sont bien présentes et en ponte. Et le couvain de mâles se situe normalement en périphérie du couvain d'ouvrières. On se croirait au printemps !?
Sur la photo ci-dessus, le couvain de mâle se situe en haut à gauche et en bas à gauche. Il s'agit d'un cadre de rive. La mosaïque est due au stockage de nectar. Les cadres de couvain centraux sont bien plus homogènes.
Là aussi, on se croirait au printemps avec le début d'une forte miellée... Et c'est le cas, les hausses qu'ils me restent se remplissent. Il faut dire que la campagne est toujours verte et les fleurs variées et abondantes. Nous avons de belles températures et de belles journées sans vent.
Et le romarin refleurit :


mercredi 29 août 2018

29 août 2018, marquage des reines

Cette année j'ai fait beaucoup d'essaims artificiels, en tout 81. Cela m'a permis de compenser les pertes et d'augmenter mon cheptel pour atteindre le niveau souhaité. J'ai aussi vendu une partie de ces essaims.
J'ai observé un taux de réussite légèrement supérieur à l'an dernier avec un taux d'échec de 16%.

J'ai aussi renouvelé les reines qui perdaient en efficacité. Ainsi 63% de mes reines sont de cette année et donc de couleur rouge car je marque toutes mes reines.
31% sont jaunes (2017), 5% blanches (2016) et une seule de mes reines est bleue (2015).
Je vais donc pouvoir démarrer 2019 avec une large proportion de jeunes reines.

Pour moi l'avantage de marquer mes reines est de facilement pouvoir les repérer. C'est notamment bien utile quand je fais des essaims. Je suis sûr de ne pas embarquer ma reine avec les cadres que je prélève.
J'ai fait une vidéo pour expliquer comment je procède :


dimanche 26 août 2018

25 août 2018, bilan de la saison apicole 2018 : un cru exceptionnel !


L'année apicole touche à sa fin. Bientôt les dernières hausses remplies de miel seront retirées. Les colonies sont toujours bien actives et la nature de cette fin août n'a jamais été aussi verte. On se croirait au printemps.
2018 aura été parfaite.
Un hiver rigoureux, un printemps pluvieux juste ce qu'il faut, sans vent et un été chaud et humide avec plusieurs épisodes pluvieux.

Résultat, de belles colonies fortes. Certaines de mes ruches 12 cadres avaient 10 ou 11 cadres de couvain. Ajouter à cela un temps idéal et des fleuraisons variées et permanentes et sont alors réunies les conditions pour une belle production de miel ! J'ai pu mettre sur l'une de mes ruches jusqu'à 5 hausses ! Une hausse contient 9 ou 11 cadres selon le type de ruche et chaque cadre pour contenir en moyenne 1,3 kg...
J'ai également eu des essaims qui démarraient au quart de tour. Il n'était pas rare d'avoir un essaim de deux mois sur 4 voire 5 cadres de couvain. Ayant plus d'essaims que ce que j'avais espéré, j'ai pu en vendre une partie, vente que je n'avais pas prévu cette année.

Je m'étais fixé comme objectif d'atteindre la centaine de colonies. Aujourd'hui cet objectif est largement dépassé. Pour y parvenir j'avais privilégié la production d'essaims au détriment de la production de miel.
J'ai eu les deux.

vendredi 24 août 2018

18 août 2018, secondes portes ouvertes organisées avec Un toit pour les abeilles


Comme l'an dernier, j'ai accueilli des marraines et parrains du réseau Un toit pour les abeilles pour leur faire découvrir l'univers des abeilles et de l'apiculture ou tout au moins l'une de ses parties tant cet univers est vaste.

Durant la matinée nous avons échangé sur l'abeille, la ruche et l'apiculteur. Sur le travail que j'effectue au cours de l'année pour accompagner et préserver au mieux mes avettes et sur l'un des objectifs de ce travail, la production de miel et de produits de la ruche. Ce miel récolté est la récompense d'une année de labeur. Pour tout apiculteur c'est le gage d'un accompagnement soigné, attentionné et souvent méticuleux. Ce miel, c'est l'amour de la nature et le fruit d'une des plus belles passions, l'un des plus beaux métiers, l'apiculture.

Nous nous sommes ensuite dirigés vers le rucher pour y découvrir la vie d'une colonie dans sa ruche. Je suis toujours agréablement surpris par les réactions d'étonnement quand je soulève, à main nue, le premier cadre recouvert de magasinières, à peine dérangées, et qui, pour la plupart, continuent à travailler le nectar contenu dans les alvéoles.

Nous avons prolongé ce moment par le partage d'un apéritif et par un pique nique.
Après cette pause, nous avons débuté l'après-midi à la miellerie pour y effectuer une démonstration d'extraction de miel.
C'est aux alentours des 15 h que nous nous sommes séparés.

Pour découvrir l'ensemble des photos prises ce jour :
https://www.flickr.com/photos/158957124@N06/albums/72157670394244097

vendredi 27 juillet 2018

27 juillet 2018, retour en photos sur la sortie "le monde fascinant des abeilles"

En partenariat avec l'office du tourisme de la Tour d'Aigues, Luberon Côté Sud, je propose cette année trois dates pour venir découvrir l'univers de nos avettes.

Pour retrouver l'article publié sur le blog de l'office du tourisme :
https://www.luberoncotesud.com/page/le-monde-fascinant-des-abeilles+44435.html

Et l'album photos complet :
https://www.flickr.com/photos/luberoncotesud/sets/72157671590760178

Voici quelques photos de la journée du jeudi 19 juillet, prises par Benjamin :



Le monde fascinant des abeilles







samedi 14 juillet 2018

14 juillet 2018, première récolte

Ruche Dadant 10 cadres avec 5 hausses

Ma plus belle colonie vient d'atteindre les 5 hausses et aujourd'hui j'ai commencé la récolte. J'ai retiré de mes colonies en production les hausses dont les cadres sont totalement operculés, garantie d'un bon miel. Cette récolte ne fait que commencer. Elle va probablement s'étaler car la campagne est encore bien verte et les fleurs très abondantes. Actuellement mes plus fortes colonies me remplissent une hausse en  moins de 10 jours.

Un cadre operculé d'une belle cire blanche.

Je ne disposais que de très peu de cadres bâtis à mettre dans les hausses et j'ai dû recirer tous les cadres non bâtis que j'avais en stock. Car là, j'ai commis une erreur, la cire était trop vieille et la plupart de mes colonies ne sont pas allés sur ces cadres aux vieilles cires. J'ai ainsi perdu un temps précieux. Dès que j'ai remplacé ces vieilles cires par des cires gaufrées neuves l'acceptation a été immédiate. Depuis, les hausses se remplissent et les cirières ne chôment pas, elles bâtissent en moins d'une semaine tous les rayons d'une hausse.
Nous sommes à la mi juillet et l'activité ne faiblit pas. Les colonies qui donnent le plus sont impressionnantes. Quand j'ouvre c'est noir d'abeilles. Elles sont encore sur 8, 9 voire 10 cadres de couvain. La folie !

Section de miel ou miel en brèche

Certains connaisseurs vont pouvoir être satisfaits. L'année dernière je n'ai pas pu en avoir, mais cette année mes avettes me produisent de beaux cadres de miel en section que je vais pouvoir proposer à la vente.

mardi 3 juillet 2018

2 juillet 2018, une récolte en préparation, suite...

Le temps demeure idyllique. La campagne est verte et les fleurs foisonnent. Cela promet une belle récolte ! La pose des hausses continue. Il y a 15 jours, dans mon précédent article, je montrais la photo d'une de mes ruches avec 3 hausses... Elle en a maintenant 4 !



Et voici une ruche 12 cadres avec 3 hausses :

Potentiellement, il devrait y avoir autour des 40 kg de miel dans chacune de ces deux ruches. 
Je ne récolte pas encore, j'attends le ralentissement de la miellée.

Concernant le suivi des colonies, je suis toujours astreint à un contrôle hebdomadaire. La fièvre d'essaimage ralentit mais elle n'a pas encore disparu. Et je trouve encore des cellules royales. J'ai même une récalcitrante qui m'en a fait, cette semaine, dans une de ses deux hausses. Dans la hausse du bas, il y reste un tout petit peu de couvain sur 3 cadres centraux. Sur celui du milieu, j'ai eu droit à 4 belles CR...

D'ailleurs, chose surprenante pour la période, quasiment toutes mes colonies continuent à produire des mâles et à bâtir des cellules mâles.
Autant dire que je ne chôme pas...

mercredi 20 juin 2018

19 juin 2018, une récolte en préparation...

Après un début de printemps particulièrement prometteur, les pluies de mai à début juin ont fortement ralenti voire stopper pour certaines colonies le stockage de nectar dans les hausses. Et pourtant c'était bien parti ! Depuis une quinzaine de jours ça a l'air de repartir... on croise les doigts.
Certaines colonies ont déjà deux hausses et pour la première fois dans mon parcours d'apiculteur j'ai posé une troisième hausse sur une colonie, ma plus belle colonie. C'est pas joli ?!


Il faut dire que la nature explose. La campagne est verte et tout est en fleur. Même la fausse roquette est présente. Il y a une profusion de ressources mellifères.
Le pendant moins agréable pour nous apiculteur à cette situation c'est que les colonies trouvent les conditions idéales pour essaimer et elles ne s'en privent pas. Pour celles prises par la fièvre d'essaimage rien n'y fait pour les calmer. J'ai même des colonies qui, après avoir commencé à remplir une hausse, se sont mises à leur tour à produire des cellules royales d'essaimage. Pire ! certaines colonies essaiment alors que les cellules royales ne sont pas encore operculées.
Je suis obligé de toutes les contrôler régulièrement, même celles avec deux hausses. Et d'inspecter cadres après cadres, minutieusement. Et malheur à moi si par mégarde une CR échappe à mon regard, car c'est 20 à 30 kg de miel qui s'envolent...
Mais on ne fait pas mieux comme formation !



mardi 19 juin 2018

18 juin 2018, nouvel emplacement

Depuis cette année j'ai un nouvel emplacement. Il est situé sur la commune de Peyrolles, en pleine forêt. Le site est bien exposé et éloigné de plus de 3 km des cultures de la plaine de la Durance. J'y ai installé les premières ruches fin avril.
Au crépuscule, j'y mène des essaims que j'ai réalisés, qui se sont bien développés et prêts à être transférés en ruche. J'effectue le transfert quelques jours après.
Pour l'instant ces essaims se développent très bien et pour certains j'ai rajouté une hausse.

jeudi 7 juin 2018

1 juin 2018, l'arrivée et la formation d'un essaim


Le bourdonnement des milliers d'abeilles en plein vol qui constituent un essaim est toujours impressionnant. C'est la première fois que j'ai pu filmer ce phénomène.
Je travaillais sur mon rucher d'élevage quand j'ai entendu ce bruit bien reconnaissable d'un essaim en plein vol. Le nuage d'abeilles s'est posé assez rapidement sur une branche basse à seulement quelques mètres de moi. C'est avec la caméra de mon téléphone que j'ai pu le filmer. La vidéo n'est donc pas très nette.
Il lui a fallu une quinzaine de minutes pour se poser. Cela va assez vite. J'ai pu le récupérer en le mettant dans l'une des ruchettes que j'avais avec moi.

Quelques jours après l'avoir installé je l'ai contrôlé et j'y ai vu une reine non marquée. Cela m'a surpris car je pense que cet essaim est sorti de l'une de mes ruchettes d'élevage. Un essaim qui quitte une ruche ne va pas bien loin et se pose rapidement. Cette halte est temporaire (quelques heures), le temps que des éclaireuses trouvent un lieu où l'essaim pourra s'installer définitivement.

Après avoir fait un essaim artificiel, je contrôle toujours au bout de 30 jours si l'opération a réussi. Je marque systématiquement toutes les nouvelles reines lors de ce contrôle. Cet essaim est donc issu soit d'un rucher ne m'appartenant pas (ce que je doute car il n'y a pas de rucher à côté du mien) soit de l'un de mes essaims artificiels que j'ai réalisés récemment et que je n'ai pas encore contrôlé. Si c'est le cas, j'en conclus que deux reines sont nées et se sont divisée l'essaim artificiel, l'une restant et l'autre partant avec une partie de la colonie. Je reste perplexe sur cette dernière probabilité...


lundi 14 mai 2018

17 mai 2018, récupération d'un essaim en utilisant la méthode du drap blanc

J'ai pu récupérer un essaim qui s'était logé sous une aubépine donc assez près du sol ce qui m'a permis d'utiliser la méthode du drap blanc.
Cette méthode consiste à étaler un drap blanc ou clair sous l'essaim et d'y poser la ruche ou la ruchette sur l'un des côtés. La couleur claire apaise les abeilles et les rassérènent. Le drap leur procure un support plat sans obstacle. Tombant dans l'herbe, les abeilles s'y emmêleraient et se disperseraient. Les phéromones diffusées par les rabatteuses seraient moins efficaces et surtout la reine aurait beaucoup plus de risques de se perdre ou d'y être blessée.
J'ai aussi observé qu'à chaque fois que je récupère ainsi un essaim je ne vois plus d'abeilles qui reviennent se poser sur le support qui l'a accueilli. De même, les éclaireuses de retour s'orientent directement vers l'entrée de la ruchette. 
Cette méthode est la plus douce que je connaisse et la plus sûre de récupérer tout l'essaim sans perdre la reine avec quasiment aucune mort d'abeilles.

A ces éléments pratiques s'ajoute l'effet visuel toujours présent. Il suffit de quelques secondes pour que les premières abeilles se dirigent vers l'entrée suivies par tout l'essaim.

C'est un moment magique à observer qui m'émerveille à chaque fois !


samedi 12 mai 2018

6 mai 2018, contrôle du développement de ma kenyane

Un mois après le peuplement de ma ruche kenyane, j'ai effectué son premier contrôle.
Jusqu'à présent, j'ai juste rajouté des barrettes au fur et à mesure de leur construction. A chaque fois, je rajoutais une à deux barrettes avec amorce de cire. Pour cela, il suffit de soulever légèrement la dernière barrette mise et regarder si les cirières ont commencé à bâtir le rayon. Dès que la construction commence une nouvelle barrette a été mise.

Aujourd'hui, j'ai voulu voir le développement de la colonie et savoir si les rayons ont été correctement construits en respectant l'inclinaison des parois sans aucune adhésion.
J'ai donc effectué ce contrôle complet.
Le rayons sont bâtis régulièrement. Ils respectent parfaitement l'inclinaison des parois et n'y adhèrent pas.
Le premier rayon, celui se situant à l'entrée, contient du pollen et du nectar quai exclusivement alors que les autres rayons ont tous du couvain avec un peu de nectar et pollen.
Je trouve qu'en un mois le développement est parfait.
J'ai aussi observé que la colonie semble beaucoup moins dérangée par mes geste que les colonies se trouvant dans des ruches classiques. Le fait que les barrettes forment un toit (un couvre cadre) doit y être pour beaucoup. J'avais déjà observé cela lors du rajout de barrettes. Pour cette opération, je n'utilise pas l'enfumoir et les abeilles ne sortent quasiment pas.
C'est une belle expérience.

La vidéo montrant ce contrôle :


mardi 10 avril 2018

7 avril 2018, peuplement de ma ruche kenyane.


Ma ruche kenyane ne sera pas restée longtemps vide, je viens de la peupler avec un essaim hiverné dans une ruchette Dadant.
La solution la plus simple aurait été de la peupler avec un essaim naturel recueilli dans la nature.  Sauf que je n'avais pas envie d'attendre sans être d'ailleurs sûr d'en recueillir un. De plus, le peuplement avec un essaim naturel demeure hasardeux. Nous ne sommes jamais certains que l'essaim restera dans la ruche qui lui est proposé, surtout si la ruche est neuve comme c'est le cas ici. Et un essaim naturel étant constitué d'une reine âgée cette dernière peut ne pas passer l'hiver.

Pour pallier à ces inconvénients, l'une des solutions est d'y introduire un essaim avec sa jeune reine et son couvain. Sauf que mes essaims sont en Dadant et non au format de ma kenyane.
Il y a trois ans, j'avais recueilli un essaim logé entre le volet et la fenêtre d'une villa d'un particulier. N'étant pas sûr de récupérer la reine, j'avais alors utilisé des cadres grillagés dans lesquels j'avais positionné quelques rayons découpés contenant du couvain.


J'ai adapté cette méthode à mon besoin actuel. Découper le couvain au format de ma kenyane, garder une partie du cadre format Dadant qui le supporte et visser cette portion de cadre sous une barrette. L'opération n'est pas aisée et le risque de refroidir le couvain réel. Toutefois, ces cadres provisoires de couvain vont surtout permettre à la colonie de se fixer et ma reine pourra rapidement y pondre si nécessaire.
Mais je vous laisse découvrir tout cela dans ma vidéo...


jeudi 5 avril 2018

4 avril 2018, ma première ruche kenyane.


Je viens de finir la construction de ma première ruche kenyane. Depuis plusieurs mois j'avais envie de tester cette ruche horizontale. Le mauvais temps m'empêchant de réaliser les visites que j'avais prévues de faire sur mes ruchers, je me suis attelé à sa fabrication. Au préalable j'avais parcouru Internet en quêtes d'informations. J'y ai passé quelques soirées... J'ai même acheté le nouveau livre de Paul et Gilles Fert "élever des abeille en ruche horizontale" qui vient tout juste de paraître. Soit dit en passant, je vous le déconseille ! Très, très décevant, je n'y ai rien appris et il ne m'a été d'aucune utilité... mais revenons à ma ruche...

Pour celle et ceux qui ne connaissent pas ce type de ruche, la ruche kenyane a été développée au Kenya par un canadien, Maurice Smith, dans les années 1970 afin d'y vulgariser l'apiculture à partir de matériaux locaux et peu onéreux. Elle s'inspire des ruches cylindriques traditionnelles africaines suspendues horizontalement en hauteur pour les protéger des prédateurs. 
Sa toute première particularité est sa quasi absence de norme. Seulement deux dimensions sont à observer, la largeur des barrettes qui recouvrent tout le corps qui doit être de 3,5 cm (entraxe naturel entre deux rayons) et l'inclinaison de 120° de chacune des deux parois latérales (les côtés des cellules d'abeilles forment ce même angle). Cette inclinaison a pour but de limiter l'accrochage des rayons aux parois. Mises à part ces deux dimensions, les autres dimensions n'ont pas besoin d'être très précises.

De par sa forme, la conduite de cette ruche se fait horizontalement. Les barrettes, à partir desquelles les abeilles vont construire leurs rayons, se touchent et forment ainsi le couvre cadre.

C'est à partir de mes recherches que j'ai construit ma ruche ; puisant telle idée sur tel site, telle autre sur telle vidéo démonstratrice. Mon modèle mesure 103 cm de long et est constitué de 27 barrettes auxquelles j'ai rajouté une réglette d'ajustement placée en bout.
Le fond est grillagé et possède un tiroir. J'ai aussi prévu un espace plus grand entre le fond grillagé et le tiroir formant une sorte de vide sanitaire.
J'ai placé le trou de vol sur un côté latéral. La colonie se développera donc du trou de vol vers l'arrière, soit en bâtisses chaudes (cadres bâtis parallèlement au trou de vol). Le couvain devrait se situer côté trou de vol et les réserves de miel à l'arrière.

La récolte se fait par découpage des rayons qui sont ensuite soit conditionnés sous forme de brèches (c'est ce que j'envisage) soit pressés pour en extraire le miel.

Petite info : vide, cette ruche est lourde, très lourde... elle a donc vocation à être sédentaire.



Voici ses dimensions :
hauteur (des pieds aux barrettes) : 97 cm

 longueur interne 98 cm


Quelques photos de présentation :

Il y a un espace d'environ quatre cm entre le toit et le bord. Cet espace permet une aération. 

Le toit bascule grâce à deux charnières. Les barrettes sont recouvertes d'une mousse isolante : 

La réglette d'ajustement :

Les barrettes :

La partition. Elle permet d'agrandir ou de réduire l'espace occupé par la colonie :

Le fond grillagé avec et sans le tiroir :

L'espace entre le toit et le bord de la ruche permettant l'aération :

Le tiroir coulissant :