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jeudi 6 décembre 2018

6 décembre 2018, derniers ajustements d'hivernage et contrôle des réserves par la pesée


En ce début de décembre, la nature est particulièrement belle. Les fleurs présentes actuellement sont abondantes et les nappes phréatiques sont bien remplies. Il faut dire que nous avons eu un mois de novembre particulièrement pluvieux durant lequel les abeilles sont souvent restées confinées. Depuis une dizaine de jours, les belles journées sont de retour. J'en ai profité pour faire une tournée détaillée de mes ruchers. C'est l'occasion d'effectuer les derniers ajustements d'hivernage.

Je pose les portières d'hiver là où je ne les avais pas encore mises. Ces portières réduisent l'entrée empêchant l'accès à des intrus indésirables comme les petits rongeurs. Elles réduisent également les échanges thermiques.
Je vérifie aussi la pose des tiroirs qui ferment les fonds de ruches restés ouverts durant toute la belle saison. Tous les apiculteurs ne procèdent pas ainsi et nombreux sont ceux qui laissent les fonds aérés ouverts. Il est vrai que l'abeille craint plus l'humidité que le froid. Mais quand j'observe que certaines de mes colonies propolisent l'entrée pour ne laisser qu'un petit orifice je me dis qu'elles doivent aussi apprécier un chaud confinement.

De même, ces visites me permettent de contrôler l'évolution, ruche par ruche, des réserves de miel stockées.
Pour évaluer ces réserves, en octobre, lors de la visite de mise en hivernage, j'ai pesé toutes mes colonies. C'est une opération que j'effectue tous les ans à la même époque. J'ai pu constater des réserves plus importantes cette année que l'an dernier.
L'objectif de cette action est double : avoir une estimation de la quantité des réserves stockées en un instant "T" et surtout grâce à ce repère, évaluer la consommation de chaque colonie au fil des semaines et éviter qu'une colonie se retrouve en déficit de réserve ce qui serait mortel pour elle en cette période de l'année.
J'utilise pour cela un peson relié à un crochet par une corde.
Pour les ruchettes, je fais une pesée arrière. Je fixe le crochet à l'arrière et je soulève très légèrement. J'obtiens ainsi un poids qui correspond grosso modo à la moitié du poids de la ruchette.
Pour les ruches, je procède de la même façon mais par une pesée à droite et une pesée à gauche que j’additionne. Là aussi, j'obtiens un poids approximatif qui va me servir de repère. Lors des pesées successives, je peux comme cela observer l'évolution de la consommation de chacune de mes colonies.
Pour les colonies que j'estime faibles en réserves je place un pain de candi sur l'avant du nourrisseur.
A titre indicatif, une Dadant 10 cadres devrait hiverner avec environ 15 kgs de miel.

Je vais ainsi suivre mes colonies toutes les deux à trois semaines.
J'effectuerai ces pesées les journées durant lesquelles les colonies sont relativement actives afin de ne pas trop les perturber. En Provence, les froids intenses durent rarement plus de 15 jours. Quand les colonies sont confinées dans leur ruche je n'y touche pas. Il faut donc apprendre à anticiper à la fois ces périodes de froid et la baisse des réserves en miel de nos colonies afin de les accompagner au mieux.





mercredi 26 septembre 2018

26 septembre 2018, léchage, traitement et stockage des hausses

Après la récolte du miel, son extraction et sa mise en pot, vient le temps du traitement du matériel qui a permis sa collecte : les hausses et notamment les cadres de hausses.
A la suite de l'extraction du miel, ils ressortent de la miellerie poisseux. Le bois et les cires sont recouverts d'une pellicule de miel. Du pollen peut également s'y trouver.
Miel, pollen, cire, un régal pour les larves de la fausse teigne, papillon de nuit.
Si rien n'est fait, la fausse teigne viendra y pondre ses œufs et les larves creuseront des galeries à travers la cire rendant les cadres inutilisables.
Afin de préserver les cadres des hausses qui seront utilisés pour les futures récoltes il est nécessaire d'en prendre soin.
Il va falloir les nettoyer. Pour cette tâche les abeilles sont parfaites.
Puis les traiter, afin de détruire la moindre larve de fausse teigne.
Enfin, les entreposer correctement.

J'ai réalisé une petite vidéo qui explique tout cela :


samedi 22 septembre 2018

16 septembre 2018, fête de l'environnement aux 7 lacs de Beaumont

C'est la deuxième année consécutive que je propose à la vente mes produits lors de cette fête conviviale, familiale & "bon enfant". Le cadre s'y prête bien.
Malgré une faible fréquentation j'ai tout de même fait une belle journée, légèrement meilleure que l'an dernier.
C'est mon premier marché de l'année. Suivront 3 autres.
Je serai :
Le 29 septembre, à la fête de l'environnement, au Loubatas
Le 14 octobre, à la foire aux miels de Mimet
Le 1er décembre, au marché de Noël de Beaumont.

lundi 10 septembre 2018

10 septembre 2018, du couvain de mâle à la mi-septembre...


L'automne approche et avec lui les colonies se préparent à l'hivernage. L'un des signes de l'arrivée de cette période est le rejet des mâles ; les ressources mellifères se raréfiant, les colonies chassent les mâles devenus des bouches inutiles à nourrir. C'est ce qui devrait se passer en ce moment. Or, c'est plutôt l'inverse auquel j'assiste.
Depuis les visites de la semaine dernière j'ai pu constater que non seulement il y a encore des mâles dans quasiment toutes les ruches mais en plus certaines colonies élèvent du couvain de mâles ! Ce sont bien souvent les plus populeuses avec 4, 5 voire 6 cadres de couvain. Dans ces ruches, les reines sont bien présentes et en ponte. Et le couvain de mâles se situe normalement en périphérie du couvain d'ouvrières. On se croirait au printemps !?
Sur la photo ci-dessus, le couvain de mâle se situe en haut à gauche et en bas à gauche. Il s'agit d'un cadre de rive. La mosaïque est due au stockage de nectar. Les cadres de couvain centraux sont bien plus homogènes.
Là aussi, on se croirait au printemps avec le début d'une forte miellée... Et c'est le cas, les hausses qu'ils me restent se remplissent. Il faut dire que la campagne est toujours verte et les fleurs variées et abondantes. Nous avons de belles températures et de belles journées sans vent.
Et le romarin refleurit :