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mercredi 6 mars 2019

6 mars 2019, traitement à l'acide oxalique en quatre passages


C'est la seconde année que je réalise un traitement hivernal contre le varroa à l'acide oxalique par sublimation.
Cet acide, encore appelé sel d'oseille, se trouve à l'état naturel sous plusieurs formes organiques dans diverses plantes comme l'oseille, la rhubarbe ou la betterave. On le retrouve également, sous forme d'oxalates, dans l'urine animale et humaine. L'acide oxalique peut être obtenu par l'oxydation de glucides, comme l'amidon, ou de la sciure de bois. A certaines doses, cette substance est toxique. Elle devient mortelle à forte dose.
En apiculture (conventionnelle comme biologique), cet acide est utilisé pour lutter contre l'acarien varrao destructor présent dans tous les ruchers et cause de la mort des colonies si rien n'est effectué pour faire baisser sa pression. Il parasite les abeilles adultes et plus particulièrement le couvain dans lequel il se développe. Aucun traitement ou procédé n'existe, à ce jour, pour l’éradiquer.

Suite à des échanges que j'ai pu avoir avec d'autres collègues et suite à l'exposé qui nous a été présenté par un technicien de l'ADAPI lors de l'AG du GDSA13, j'ai réalisé, cette année, un traitement plus lourd, puisqu'il consiste à effectuer 4 passages (traitements) à 6 jours d'intervalle.
Cela permet de traiter chaque colonie sur un cycle complet de couvain operculé.

Une autre méthode consiste à encager la reine pour obtenir un arrêt de ponte et donc une absence de couvain fermé. Le traitement, par un seul passage, à l'acide oxalique par sublimation devient alors optimal.

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dimanche 3 mars 2019

2 mars 2019, Visites de printemps, pose des premières hausses, bilan hivernal et perspectives

Butineuse sur le romarin

Je viens de finir mes visites de printemps. Il me restait quelques ruches à contrôler ; aujourd'hui, c'est chose faite. Et je ne cache pas ma satisfaction. Je n'ai eu que deux pertes et dans l'ensemble, j'ai des colonies très fortes.
L'an dernier, à la mi-mars, mes colonies n'étaient que sur 3 à 4 cadres de couvain. Cette année, avec 3 semaines d'avance, la majorité est sur 4 à 6 cadres de couvain, voire plus pour les plus fortes.

Colonie sur 7 cadres de couvain

Parmi les quelques ruches que j'ai visitées aujourd'hui, j'ai eu la surprise de découvrir une Dadant 12 cadres avec pas moins de 9 cadres de couvain, couverte de ponts d'une belle cire blanche. Dans deux jours, j'y retourne pour mettre des hausses.

Et des hausses, j'en ai déjà mis sur des colonies tout aussi belles avec 7 à 8 cadres de couvain.
En cette période de l'année, la pose de hausses peut entraîner un refroidissement du couvain. Nous ne sommes pas à l'abri d'une chute des températures qui pourrait survenir durant plusieurs jours. Afin de limiter ce phénomène, cette année, j'expérimente la pose d'une feuille de papier journal, intercalée entre le corps et la hausse. L'an dernier, j'avais intercalé des nourrisseurs auxquels j'avais retiré un cabochon. Les abeilles n'étaient pas monté dans les hausses.
Je procède ainsi : je place une grille à reine sur laquelle je pose une feuille de journal tout en laissant un passage sur les quatre bords. Puis je pose ma hausse dessus.

Pose d'une feuille de journal intercalée entre le corps et la hausse

Le romarin commence à fleurir. Sur deux de mes ruchers, les plus au sud, sa floraison est la plus belle. C'est là que j'ai poser mes premières hausses. Peut-être aurai-je mon premier miel de romarin.


Presque pas de pertes hivernales, de belles colonies, 2019 commence assez bien. De bonnes conditions pour tenter de réaliser mon objectif. J'aimerais, en effet, augmenter mon cheptel pour atteindre 130 à 150 colonies à l'automne.

vendredi 22 février 2019

22 février 2019, Opération sauvetage d'une colonie orpheline, en plein mois de février, réussie !


Le 16 février lors du début de mes visites de printemps, j'ai trouvé l'une de mes colonies avec plusieurs cellules royales. Il y avait un beau couvain d'ouvrières operculé sur 4 cadres mais aucune ponte et bien sûr aucune reine à l'horizon. J'en ai déduit que la reine devait être morte depuis peu.
J'ai détruit toutes les CR car sans mâle, la jeune reine n'aurait pas pu se faire féconder.
Il s'agit d'une très belle colonie, bien populeuse, dans un Dadant 12 cadres. Ça aurait été dommage de la perdre.

Deux jours après, le 18, j'ai introduit une reine que j'ai récupérée d'un petit essaim hiverné. A l'automne, j'avais hésité à le réunir à une autre colonie. Il a pourtant bien passé l'hiver avec une poignée d'abeilles et un tout petit couvain... Je me suis dit : "toi, tu vas m'être très utile !"
J'ai donc récupéré la reine et je l'ai introduite dans une cage avec quelques accompagnatrices. J'ai obturé l'ouverture par du candi et protégé cette ouverture par un papier alu. Puis, j'ai positionné la cage entre deux cadres du couvain de ma colonie orpheline.
J'ai procédé ainsi (la pose d'une protection "papier alu") car je craignais la réaction de la colonie.

Encore deux jours après, le 20, j'ai contrôlé. Ma reine et ses accompagnatrices étaient toujours actives, recluses dans leur petite cage et aucune CR. J'ai donc retiré le papier alu qui bouchait l'ouverture. Le candi n'avait pas été touché.

Et aujourd'hui, je suis allé voir le résultat.
Ma reine se promenait parmi ses filles adoptives, sur le couvain, et j'ai pu voir un début de ponte.
Opération sauvetage d'une belle colonie orpheline, en plein mois de février, réussie !
Comme quoi, hiverner un petit essaim qui avait peu de chance de donner quelque chose d'intéressant au printemps a pourtant été bien utile.

samedi 16 février 2019

16 février 2019, visite de printemps avant l'heure & griffage de cadres




Il y a trois jours, je n'envisageais pas d'ouvrir les ruches à la mi-février. Or depuis hier, il fait 16° sous abri, pas de vent et un ciel bleu azur. Cette situation m'a incité à ouvrir quelques ruches. Et si le temps le permet, je poursuivrai sur mes autres ruches car à l'intérieur j'ai trouvé entre deux et cinq cadres de couvain, du nectar en train d'être stocké et beaucoup de pollen.

Dans certaines ruches, la place laissée disponible pour la ponte de la reine était plus que réduite.
Pour lui faire de la place, j'ai griffé le miel stocké au bord du couvain. J'ai déjà utilisé cette méthode l'an dernier et j'en ai été satisfait.
Les alvéoles désoperculatées par ce griffage ne seront pas refermées et les abeilles vont consommer rapidement le miel qu'elles contiennent. J'ai pu constater que la reine pond tout aussi rapidement dans ces alvéoles une fois nettoyées.