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jeudi 17 décembre 2020

17 décembre 2020, Bilan de l'année : Une expérience en moyenne montagne décevante mais une très belle récolte d'été et de fin de saison


Si je n'ai pas pu faire de récolte au printemps, je me suis rattrapé par la suite. Juillet et août/septembre ont été particulièrement productifs. Et cela malgré un été sec. Une belle récolte donc.

Côté colonies, pour la deuxième année consécutive, j'ai un rucher, celui de Peyrolles, très impacté par la présence du frelon asiatique. Les colonies sortent de l'été affaiblies ce qui n'est pas favorable à une bonne préparation à l'hivernage. Mais contrairement à l'an dernier, je n'en ai pas perdu. Je verrai au printemps comment elles redémarrent.

En juin, j'ai installé un rucher en moyenne montagne, au cœur des Alpes-de-Hautes-Provence. Les essaims que j'y ai menés se sont bien développés jusqu'au mois d'août. Puis la sécheresse a eu pour conséquence de faire très souffrir la végétation. Le manque de pluie a été délétère sur les ressources mellifères occasionnant une disette pour les colonies avec un arrêt de ponte généralisé. Je ne m'attendais pas à une telle situation alors que mes autres ruchers, plus au sud, s'en sont bien mieux sortis. J'ai dû nourrir ces ruches si je ne voulais pas les perdre. Puis j'ai pris la décision de déménager le rucher pour le ramener dans mon secteur de Beaumont de Pertuis.
Je l'ai installé sur un emplacement proche de champs de lavande de plusieurs hectares. Si tout se passe bien, l'an prochain, je pourrai produire mon premier miel de lavande sans transhumer.


La récolte faite, le traitement de lutte contre le varroa effectué et les colonies préparées à l'hivernage, le repos du berger des abeilles peut commencer.

Cette année, ce repos tant mérité a tardé à venir. En cause, une mise en hivernage un peu chaotique. J'ai été pris de court par l'arrivée brutale d'un automne quasi hivernal dès le mois d'octobre. Cette situation m'a contraint à guetter les rares "belles" journées pour faire mes visites d'hivernage. J'effectue d'ordinaire ces visites à la mi-octobre ; cette année je n'ai pu finir ce travail qu'à la fin novembre.

L'hivernage des colonies consiste :
  • à retirer les cadres vides, sources de déperdition de chaleur,
  • à mettre les cadres de provisions (miel) au plus près du cœur de la colonie, de part et d'autre du couvain,
  • à positionner tous ces cadres restants du côté le plus chaud de la ruche (le plus ensoleillé),
  • et à insérer des partitions (parois isolantes) pour combler le vide.
L'objectif étant que la colonie puisse passer l'hiver avec ses réserves à proximité, dans un habitacle adapté au volume de sa population et donc plus facilement chauffable (moins d'énergie à produire c'est plus de provisions pour passer l'hiver).
En règle générale, toutes ces opérations se font par une journée clémente, lors de la visite dite d'hivernage. Puis nous laissons tranquilles nos colonies jusqu'au mois de février/mars, période de la reprise apicole.
Profitant de belles journées, nous continuerons discrètement à les "surveiller" par leur activité au trou de vol.



mercredi 15 juillet 2020

15 juillet 2020, mon nouveau rucher à Barles est installé & la lavande fine est en pleine floraison

En arrière plan, la Grande Cloche de Barles, 1887m

Aujourd'hui, je viens de finaliser l'installation de mon rucher, à Barles.
Les essaims que j'y ai menés, le 20 juin, se sont bien développés. Mais ils ne sont pas encore sur 10 cadres. Le développement semble plus lent que celui de mes autres essaims, mais il est plus compact. Et surtout, il n'y a pas engorgement. Du coup le reine peut facilement pondre, elle a la place pour, et je n'observe pas de concurrence avec la rentrée de nectar.

Voici quelques photos des ruches :





Particularité de ces montagnes, elles sont recouvertes de lavande fine, sauvage. Barles fut un haut lieu de la lavande fine des Basses Alpes. Dans les années 1930, Barles fournissait 20% de la production départementale avec 500 kg d'essence de lavande.
La lavande sauvage pousse en touffe dans les alentours et sur les hauteurs où elle a trouvé un terrain favorable.
Et cette lavande fournit du pollen de couleur brun oranger. En ce moment, elle est en pleine floraison, et les abeilles se régalent !












samedi 20 juin 2020

20 juin 2020, nouveau rucher à Barles, moyenne montagne


J'aménage un nouveau rucher en moyenne montagne, à 1035 m d'altitude exactement.
Dans un premier temps j'y installe des essaims réalisés au printemps. Aujourd'hui j'y est mené les sept premières colonies.
Ces essaims sont encore en ruchettes et d'ici une dizaine de jours je les mettrai dans des ruches.
Je tente l'expérience car pour moi s'en est une. Je vais apprendre à conduire ces colonies dans un environnement très différent de celui dans lequel évoluent toutes mes autres colonies.
S'agissant, comme pour tous mes ruchers, d'un rucher sédentaire, le challenge va donc être de leur faire passer l'hiver sans encombre. Je vais aussi pouvoir comparer l'évolution de ce rucher au fil des saisons par rapport à mes autres ruchers. Quant au miel, il devrait être aussi très différent de celui que produisent mes abeilles de plaine.







mardi 28 avril 2020

27 avril 2020, un printemps un peu poussif...


Avec la diffusion de cette épidémie que nous vivons en direct, ce début d'année aura été bien particulier. Il en va de même pour nos abeilles.
S'il y a bien une vérité en apiculture c'est qu'en fait la vérité absolue n'existe pas.
Après un hiver pluvieux, sans neige et sans forte gelée et un mois de février particulièrement chaud, le printemps est arrivé à petits pas, par un retour du froid, surtout durant la nuit, et un temps sec sans pluie.

Les colonies qui s'étaient bien développées ont stoppé net leur croissance. Les reines, actives en décembre et janvier, ont ralenti voire arrêté leur ponte. Les ouvrières ont désoperculé une partie du couvain pour en extraire les nymphes. Les mâles qui étaient nés début mars se sont vu chasser des ruches. Ce fut, pour moi, la première fois que j'observais ce phénomène plutôt habituel à l'approche de l'automne qu'à cette époque-ci de l'année.

La plupart des hausses que j'avais posées se sont vu délester de leur précieux contenu. Cette première récolte printanière risque fort d'être compromise. Mais l'essentiel est la santé de mes avettes. Et de ce côté-là, tout va pour le mieux ! Avec, pour la troisième année consécutive, quasiment pas de perte hivernale, je suis particulièrement satisfait de mes souches locales. Certes, ce ne sont pas des douces. Elles ont leur caractère. Mais elles savent réagir aux aléas et s'adapter. Cet épisode printanier atypique me l'a montré.

Lors des visites que j'ai effectuées la semaine dernière et ce week-end, j'ai pu constater de belles reprises d'activité et des hausses qui à nouveau se remplissaient.
Reste aux bergers des abeilles que nous sommes d'être attentifs et vigilants afin d'accompagner au mieux nos colonies.


L'un de mes ruchers d'élevage, 20 juin 2018

En parallèle à ce suivi, j'ai pu effectuer depuis la mi-mars l'ensemble des essaims qui m'ont été commandés cet automne. Ces essaims devraient être prêts pour les enlèvements à partir de la seconde quinzaine de mai.

Quant au confinement inhérent à l'épidémie de covid-19 et les restrictions qui en découlent, ils n'ont que peu d'impact sur notre activité apicole, ou tout du moins pour ce qui concerne le travail et les visites des ruchers.

lundi 21 octobre 2019

21 octobre 2019, bilan de l'année apicole : un beau parcours, somme toute


L'année apicole touche à sa fin. Il est temps d'en faire le bilan.
Côté production de miel, 2019 aura été en demi-teintes. Si le printemps a été enthousiasmant, avec notamment la récolte de mon premier miel de romarin, la suite a été plus laborieuse.
Dès le début de l'été, la sécheresse s'est installée et deux de mes ruchers, les plus au sud (Jouques et Peyrolles), en ont souffert. Et si j'ai fait une belle récolte de printemps, celle d'été a été quasi inexistante. J'ai pu toutefois sauver les meubles par une petite récolte début septembre. Je finis l'année par une production légèrement supérieure à 2018 alors que mon cheptel est en augmentation.

Je vais hiverner 120 colonies, un peu moins que ce que j'avais prévu, mais j'ai vendu plus d'essaims que l'an dernier. J'ai atteins mon rythme de croisière et l'année prochaine je vais pouvoir proposer un peu plus d'essaims à la vente. D'ailleurs leur vente en ligne est déjà ouverte :
- www.leruchersaintgervais.fr/vente-d-essaims-d-abeilles

2019 aura également été une belle année de visibilité et de récompenses.
Début août, lors des journées portes ouvertes que j'organise tous les ans en partenariat avec Un toit pour les abeilles, France3 PACA est venu réaliser un reportage qui a été diffusé dans le 19/20, le JT régional.



Puis, ce fut la Provence qui publia, le 2 octobre, un article sur la fête de l'environnement organisée par l'écogîte Le loubatas, et dans lequel le journaliste me fait la part belle.


Enfin, l'un de mes miels fut récompensé, lors de la foire aux miels de Mimet et a obtenu le second prix du meilleur miel de fleurs clair.


Un beau parcours, somme toute...

lundi 12 août 2019

10 août 2019, troisièmes portes ouvertes organisées avec Un toit pour les abeilles

Pour la troisième année consécutive, j'ai accueilli les marraines et parrains qui soutiennent mon projet par le biais d'Un toit pour les abeilles (https://www.untoitpourlesabeilles.fr/).

Durant la matinée, nous avons pris le temps d'échanger sur la vie et l'organisation des abeilles. Je leur ai fait découvrir de quoi est constituée une ruche, comment la colonie s'y développe au fil des saisons et comment l'apiculteur accompagne et suit ses abeilles. Dans ma petite miellerie, je leur ai montré les gestes et procédés d'extraction et de conditionnement du miel. Puis, par petit groupe, nous sommes allés observer les abeilles au rucher et dans leur ruche.

La matinée s'est prolongée, jusqu'en début d'après-midi, par un apéritif et un repas convivial à l'ombre de notre majestueux saule pleureur.

Pour l'occasion une équipe de France3 Provence-Alpes Côte d'Azur est venue faire un petit reportage diffusé le soir-même dans l'édition régionale du 19/20.





mercredi 26 juin 2019

26 juin 2019, premier bilan à mi parcours de la saison apicole

Coucher de soleil sur l'un de mes ruchers

Déjà la fin juin !
Depuis la reprise de la saison, je n'ai pas vu le temps passer. Et je m'aperçois que je n'ai pas publié d'article sur mon blog depuis le 6 mars... Avec la montée en puissance de mon cheptel je n'ai pas chômé. Ce n'est que depuis quelques jours que le rythme ralentit légèrement.
J'ai réalisé suffisamment d'essaims artificiels pour porter mon cheptel autour des 130 colonies et j'en ai vendu une bonne partie. Objectif atteint sur ce point !

Le début du printemps a été exceptionnel, chaud et humide. Ces conditions climatiques ajoutées au fait que pour la première année j'avais, en sortie d'hivernage, de nombreuses colonies fortes destinées à la production, m'ont permis de récolter du miel de printemps et du miel de romarin en bonne quantité. Depuis, le manque de pluie a considérablement ralenti les miellées et les hausses, sur certaines ruches, ont tendance à stagner. Mais je devrais récolter très prochainement la production d'été car de nombreuses hausses sont pleines. Le manque de temps m'empêche de procéder à leur retrait et surtout à l'extraction. Et puis je me dis, avec le temps sec que nous avons, si certaines colonies sont en disette elles pourront toujours puiser dans les rayons des hausses.

C'est peut-être moins de miel pour le berger des abeilles que je suis mais cela m'évitera de procéder à un nourrissement spéculatif au sirop si ce temps sec persiste. D'ailleurs, c'est la première année que je ne fais pas de sirop.
Jusqu'à l'an dernier, j'accompagnais le démarrage des essaims artificiels par un nourrissement. Idem pour la sortie d'hivernage, je pouvais nourrir certaines ruches afin de stimuler la ponte de la reine. Tout comme en cours d'année, je pouvais nourrir les colonies les plus faibles.
Cette année j'ai décidé de n'avoir recours au sirop que de façon exceptionnelle voire pas du tout. Si certaines colonies sont en déficit de réserve il suffit de prélever des cadres dans les colonies qui en ont en excédent. Ce procédé a l'avantage de faire de la place dans les ruches les plus fortes, car ce sont souvent elles qui stockent de façon excessive. Mais cela nécessite plus d'interventions, de contrôles et de manipulations. C'est un choix.
De même pour l'élevage, c'est décidé, plus de sirop pour les essaims que je fais. Un bon cadre de réserves (miel et pollen) suffit ! Et les résultats sont là pour me montrer que je suis sur le bon chemin.

mercredi 6 mars 2019

6 mars 2019, traitement à l'acide oxalique en quatre passages


C'est la seconde année que je réalise un traitement hivernal contre le varroa à l'acide oxalique par sublimation.
Cet acide, encore appelé sel d'oseille, se trouve à l'état naturel sous plusieurs formes organiques dans diverses plantes comme l'oseille, la rhubarbe ou la betterave. On le retrouve également, sous forme d'oxalates, dans l'urine animale et humaine. L'acide oxalique peut être obtenu par l'oxydation de glucides, comme l'amidon, ou de la sciure de bois. A certaines doses, cette substance est toxique. Elle devient mortelle à forte dose.
En apiculture (conventionnelle comme biologique), cet acide est utilisé pour lutter contre l'acarien varrao destructor présent dans tous les ruchers et cause de la mort des colonies si rien n'est effectué pour faire baisser sa pression. Il parasite les abeilles adultes et plus particulièrement le couvain dans lequel il se développe. Aucun traitement ou procédé n'existe, à ce jour, pour l’éradiquer.

Suite à des échanges que j'ai pu avoir avec d'autres collègues et suite à l'exposé qui nous a été présenté par un technicien de l'ADAPI lors de l'AG du GDSA13, j'ai réalisé, cette année, un traitement plus lourd, puisqu'il consiste à effectuer 4 passages (traitements) à 6 jours d'intervalle.
Cela permet de traiter chaque colonie sur un cycle complet de couvain operculé.

Une autre méthode consiste à encager la reine pour obtenir un arrêt de ponte et donc une absence de couvain fermé. Le traitement, par un seul passage, à l'acide oxalique par sublimation devient alors optimal.

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dimanche 3 mars 2019

2 mars 2019, Visites de printemps, pose des premières hausses, bilan hivernal et perspectives

Butineuse sur le romarin

Je viens de finir mes visites de printemps. Il me restait quelques ruches à contrôler ; aujourd'hui, c'est chose faite. Et je ne cache pas ma satisfaction. Je n'ai eu que deux pertes et dans l'ensemble, j'ai des colonies très fortes.
L'an dernier, à la mi-mars, mes colonies n'étaient que sur 3 à 4 cadres de couvain. Cette année, avec 3 semaines d'avance, la majorité est sur 4 à 6 cadres de couvain, voire plus pour les plus fortes.

Colonie sur 7 cadres de couvain

Parmi les quelques ruches que j'ai visitées aujourd'hui, j'ai eu la surprise de découvrir une Dadant 12 cadres avec pas moins de 9 cadres de couvain, couverte de ponts d'une belle cire blanche. Dans deux jours, j'y retourne pour mettre des hausses.

Et des hausses, j'en ai déjà mis sur des colonies tout aussi belles avec 7 à 8 cadres de couvain.
En cette période de l'année, la pose de hausses peut entraîner un refroidissement du couvain. Nous ne sommes pas à l'abri d'une chute des températures qui pourrait survenir durant plusieurs jours. Afin de limiter ce phénomène, cette année, j'expérimente la pose d'une feuille de papier journal, intercalée entre le corps et la hausse. L'an dernier, j'avais intercalé des nourrisseurs auxquels j'avais retiré un cabochon. Les abeilles n'étaient pas monté dans les hausses.
Je procède ainsi : je place une grille à reine sur laquelle je pose une feuille de journal tout en laissant un passage sur les quatre bords. Puis je pose ma hausse dessus.

Pose d'une feuille de journal intercalée entre le corps et la hausse

Le romarin commence à fleurir. Sur deux de mes ruchers, les plus au sud, sa floraison est la plus belle. C'est là que j'ai poser mes premières hausses. Peut-être aurai-je mon premier miel de romarin.


Presque pas de pertes hivernales, de belles colonies, 2019 commence assez bien. De bonnes conditions pour tenter de réaliser mon objectif. J'aimerais, en effet, augmenter mon cheptel pour atteindre 130 à 150 colonies à l'automne.

vendredi 22 février 2019

22 février 2019, Opération sauvetage d'une colonie orpheline, en plein mois de février, réussie !


Le 16 février lors du début de mes visites de printemps, j'ai trouvé l'une de mes colonies avec plusieurs cellules royales. Il y avait un beau couvain d'ouvrières operculé sur 4 cadres mais aucune ponte et bien sûr aucune reine à l'horizon. J'en ai déduit que la reine devait être morte depuis peu.
J'ai détruit toutes les CR car sans mâle, la jeune reine n'aurait pas pu se faire féconder.
Il s'agit d'une très belle colonie, bien populeuse, dans un Dadant 12 cadres. Ça aurait été dommage de la perdre.

Deux jours après, le 18, j'ai introduit une reine que j'ai récupérée d'un petit essaim hiverné. A l'automne, j'avais hésité à le réunir à une autre colonie. Il a pourtant bien passé l'hiver avec une poignée d'abeilles et un tout petit couvain... Je me suis dit : "toi, tu vas m'être très utile !"
J'ai donc récupéré la reine et je l'ai introduite dans une cage avec quelques accompagnatrices. J'ai obturé l'ouverture par du candi et protégé cette ouverture par un papier alu. Puis, j'ai positionné la cage entre deux cadres du couvain de ma colonie orpheline.
J'ai procédé ainsi (la pose d'une protection "papier alu") car je craignais la réaction de la colonie.

Encore deux jours après, le 20, j'ai contrôlé. Ma reine et ses accompagnatrices étaient toujours actives, recluses dans leur petite cage et aucune CR. J'ai donc retiré le papier alu qui bouchait l'ouverture. Le candi n'avait pas été touché.

Et aujourd'hui, je suis allé voir le résultat.
Ma reine se promenait parmi ses filles adoptives, sur le couvain, et j'ai pu voir un début de ponte.
Opération sauvetage d'une belle colonie orpheline, en plein mois de février, réussie !
Comme quoi, hiverner un petit essaim qui avait peu de chance de donner quelque chose d'intéressant au printemps a pourtant été bien utile.

samedi 16 février 2019

16 février 2019, visite de printemps avant l'heure & griffage de cadres




Il y a trois jours, je n'envisageais pas d'ouvrir les ruches à la mi-février. Or depuis hier, il fait 16° sous abri, pas de vent et un ciel bleu azur. Cette situation m'a incité à ouvrir quelques ruches. Et si le temps le permet, je poursuivrai sur mes autres ruches car à l'intérieur j'ai trouvé entre deux et cinq cadres de couvain, du nectar en train d'être stocké et beaucoup de pollen.

Dans certaines ruches, la place laissée disponible pour la ponte de la reine était plus que réduite.
Pour lui faire de la place, j'ai griffé le miel stocké au bord du couvain. J'ai déjà utilisé cette méthode l'an dernier et j'en ai été satisfait.
Les alvéoles désoperculatées par ce griffage ne seront pas refermées et les abeilles vont consommer rapidement le miel qu'elles contiennent. J'ai pu constater que la reine pond tout aussi rapidement dans ces alvéoles une fois nettoyées. 



mercredi 13 février 2019

13 février 2018, traitement hivernal contre le varroa à l'acide oxalique


Quand, depuis quelques jours, je me promène dans mes ruchers, tout m'indique que la saison apicole a basculé. Ça y est ! la saison a redémarré.
Pour autant, il gèle encore presque toutes les nuits et la neige n'est pas bien loin. Comme en témoigne cette photo que j'ai prise il y a deux jours, lors d'un coucher de soleil sur les montagnes enneigées alors que je rentrais après une visite de l'un de mes ruchers.

Dès que nous avons une belle journée, et elles sont de plus en plus fréquentes, c'est une importante activité que je peux observer pour la plupart de mes colonies, aux trous de vol. 
De nombreuses butineuses rentrent à la ruche chargées de pollen, d'autres fréquentent les points d'eau. C'est le signe que les reines ont repris leur ponte. Certes, par chez nous, les vrais arrêts de ponte sont exceptionnels. Mais cette rentrée massive de pollen, tout comme la présence de nombreuses abeilles aux points d'eau témoignent d'une activité de ponte bien présente et en augmentation.

Pour évaluer cette reprise de ponte, je contrôle les tiroirs. En effet, même si les journées sont belles, les températures ne sont pas encore suffisamment élevées pour ouvrir les ruches et contrôler de visu ce qui se passe à l'intérieur. L'observation se fait par l'extérieur. Parmi les éléments d'observation, le contrôle des tiroirs est un indice fiable. Je vous renvoie pour cela à l'article que j'ai posté il y a un an :
contrôler l'activité des colonies grâce à l'observation des tiroirs.

Les pollens ramenés sur mes ruchers sont issus essentiellement de la fausse raquette, encore en fleur (elle a fleuri massivement depuis l'automne), du romarin (en moindre quantité, il commence à fleurir depuis plusieurs semaines en certains endroits), de l'argelas (ulex-parviflorus_apis-mellifera) et surtout du noisetier sauvage. C'est la fleuraison de ses chatons qui donne le signal si ce n'est aux colonies, tout au moins à l'apiculteur.

En attendant la belle saison, mon activité apicole, même si elle est bien moins importante ne cesse pas pour autant. J'ai suivi et contrôlé la consommation des réserves. Et j'ai effectué le traitement hivernal complémentaire contre le varroa, à l'acide oxalique par sublimation.
Cette année, j'ai réalisé un traitement un peu plus lourd suite à des échanges que j'ai pu avoir avec d'autres collègues et suite à l'exposé qui nous a été présenté par un technicien de l'ADAPI lors de l'AG du GDSA13.
Je suis en train de réaliser une vidéo sur le traitement à l'acide oxalique par sublimation que je diffuserai d'ici peu. Je détaillerai cette nouvelle méthode dont le but est de faire chuter, de façon importante et très significative, le taux de varroas dans les ruches gage de colonies saines. 
J'effectue plusieurs passages, mais je vous en dirai plus dans un prochain article.





lundi 21 janvier 2019

2019 est là !


Il n'est jamais trop tard pour présenter ses vœux. Bonne et heureuse année à vous toutes et tous qui suivez et soutenez mon projet !
L'année 2018 aura vu ma belle aventure apicole prendre son envol, j'espère que 2019 sera tout autant réussie.

jeudi 6 décembre 2018

6 décembre 2018, derniers ajustements d'hivernage et contrôle des réserves par la pesée


En ce début de décembre, la nature est particulièrement belle. Les fleurs présentes actuellement sont abondantes et les nappes phréatiques sont bien remplies. Il faut dire que nous avons eu un mois de novembre particulièrement pluvieux durant lequel les abeilles sont souvent restées confinées. Depuis une dizaine de jours, les belles journées sont de retour. J'en ai profité pour faire une tournée détaillée de mes ruchers. C'est l'occasion d'effectuer les derniers ajustements d'hivernage.

Je pose les portières d'hiver là où je ne les avais pas encore mises. Ces portières réduisent l'entrée empêchant l'accès à des intrus indésirables comme les petits rongeurs. Elles réduisent également les échanges thermiques.

Je vérifie aussi la pose des tiroirs qui ferment les fonds de ruches restés ouverts durant toute la belle saison. Tous les apiculteurs ne procèdent pas ainsi et nombreux sont ceux qui laissent les fonds aérés ouverts. Il est vrai que l'abeille craint plus l'humidité que le froid. Mais quand j'observe que certaines de mes colonies propolisent l'entrée pour ne laisser qu'un petit orifice je me dis qu'elles doivent aussi apprécier un chaud confinement.

De même, ces visites me permettent de contrôler l'évolution, ruche par ruche, des réserves de miel stockées.

Pour évaluer ces réserves, en octobre, lors de la visite de mise en hivernage, j'ai pesé toutes mes colonies. C'est une opération que j'effectue tous les ans à la même époque. J'ai pu constater des réserves plus importantes cette année que l'an dernier.
L'objectif de cette action est double : avoir une estimation de la quantité des réserves stockées en un instant "T" et surtout grâce à ce repère, évaluer la consommation de chaque colonie au fil des semaines et éviter qu'une colonie se retrouve en déficit de réserve ce qui serait mortel pour elle en cette période de l'année.
J'utilise pour cela un peson relié à un crochet par une corde.
Pour les ruchettes, je fais une pesée arrière. Je fixe le crochet à l'arrière et je soulève très légèrement. J'obtiens ainsi un poids qui correspond grosso modo à la moitié du poids de la ruchette.
Pour les ruches, je procède de la même façon mais par une pesée à droite et une pesée à gauche que j’additionne. Là aussi, j'obtiens un poids approximatif qui va me servir de repère. Lors des pesées successives, je peux comme cela observer l'évolution de la consommation de chacune de mes colonies.
Pour les colonies que j'estime faibles en réserves je place un pain de candi sur l'avant du nourrisseur.
A titre indicatif, une Dadant 10 cadres devrait hiverner avec environ 15 kgs de miel.

Je vais ainsi suivre mes colonies toutes les deux à trois semaines.

J'effectuerai ces pesées les journées durant lesquelles les colonies sont relativement actives afin de ne pas trop les perturber. En Provence, les froids intenses durent rarement plus de 15 jours. Quand les colonies sont confinées dans leur ruche je n'y touche pas. Il faut donc apprendre à anticiper à la fois ces périodes de froid et la baisse des réserves en miel de nos colonies afin de les accompagner au mieux.