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mardi 21 novembre 2017

21 novembre 2017, le froid est là...

Le peu de pluie qui est tombé en début de mois n'a pas suffi à faire reverdir la campagne. Les fleurs sont absentes et avec elles le pollen. De plus, le froid est arrivé. Il gèle presque tous les matins et les journées restent souvent fraîches. Les colonies dans ces conditions sortent très très peu.
La semaine dernière, j'ai mis du candi dans toutes mes ruches.

En visitant mes ruchers, j'ai pu observer que deux colonies ont obturé une partie de leur entrée. Je n'avais pas encore observé ce phénomène.
Les abeilles, quand elles le jugent nécessaire, ajustent la grandeur du trou de vol avec de la propolis en fonction des conditions climatiques.
Voici la vidéo que j'ai réalisée pour montrer ce comportement :


mercredi 1 novembre 2017

1 novembre 2017, la sécheresse exceptionnelle perdure.


L'an dernier, à la même époque, et à cause d'une sévère sécheresse, la nature était déboussolée. Certains arbres fruitiers s'était mis à refleurir comme si pour eux les pluies de septembre / octobre étaient le signe d'un renouveau, d'un printemps avant l'heure. 
Voir l'article de l'an dernier sur ce sujet (et les suivants) :
 https://leruchersaintgervais.blogspot.fr/2016/10/28-octobre-2016-une-nature-un-peu.html

Les abeilles, quant à elles, n'avaient pas trop souffert. Le lierre avait bien fleuri, leur procurant nectar et surtout pollen.
En cette période de l'année, la floraison du lierre est toujours un moment important car c'est une floraison intermédiaire entre celles d'été et celles de l'automne/hiver. De plus, cette floraison est très souvent abondante tant en nectar qu'en pollen. Si le pollen est indispensable à la vie des colonies car il leur apporte les protéines dont elles ont besoin, notamment pour le développement des larves, il l'est d'autant plus que les colonies, à ce moment de l'année, élèvent les abeilles dites d'hiver.

Ces abeilles peuvent vivre jusqu'à 6 mois alors que les abeilles dites d'été dépassent rarement les 6 semaines. Elles sont physiologiquement différentes de leurs homologues de la belle saison et leur corps gras sont plus développés. Ce sont elles qui assureront la pérennité de la colonie pendant les mois les plus difficiles de l'hiver et qui feront la jonction avec les prochaines abeilles d'été qui naîtront à partir de février/mars 2018. 

Il faut savoir qu'en apiculture, il y a schématiquement deux saisons, l'été et l'hiver. Le début et la fin de chacune diffèrent d'une région à une autre. La première, l'été, débute, dans ma région, à partir de février par la floraison des noisetiers suivis des amandiers. Les reines relancent leur ponte et la population des colonies croît. Elle se termine en octobre/novembre quand les températures chutent. C'est le moment pour l'apiculteur de se promener autour de ses ruches et d'observer discrètement ses abeilles au trou de vol. L'hiver c'est la période de repos, sinon pour l'apiculteur du moins pour ses abeilles.

Cette année, l'absence de pluies significatives jusqu'à aujourd'hui a séché toute la flore. Le lierre a fleuri plus tôt et ses fleurs ont quasiment séché sur place, ne donnant ni nectar ni pollen.
Résultat, beaucoup de mes colonies connaissent un arrêt de ponte. Les reines arrêtant la ponte en l'absence de rentrée de pollen. De plus, la plupart des colonies restent à l'intérieur des ruches puisant déjà dans les réserves de miel.
J'évalue cette consommation de miel, durant l'hiver, par une pesée régulière de chacune des ruches.
Absence de nouvelles abeilles à naître dans les semaines à venir, une consommation accrue et inhabituelle des réserves de miel, voilà une situation préoccupante qui deviendrait critique si un hiver rigoureux arrivait précocement.

Il faut espérer que cette conjoncture climatique prenne fin le plus vite possible afin que les colonies reprennent une activité normale.
En attendant, je reste attentif à l'évolution de mes colonies.

Carte publiée par Météo Vaucluse le 31 octobre :





jeudi 28 septembre 2017

28 septembre 2017, quelques photos de mon rucher à Jouques, du Réal et d'un mur à ruches ou apier rupestre.





Je suis allé visiter mon rucher de Jouques. L'euphraise jaune y est aussi en pleine floraison et elle est bien présente. Je n'ai pas ouvert les ruches mais apparemment les colonies vont bien.
Sur les photos les ruches sont peu visibles :



J'en ai profité pour aller voir le ruisseau, le Réal, qui coule en contre bas, à moins de 100 m du rucher.
Je ne pensais pas qu'il pouvait avoir un tel débit en cette saison et par cette sécheresse. Les abeilles ont de quoi s'y abreuver.






J'ai fini ma virée apicole par la visite d'un lieu qu'un ami Facebook m'a indiqué. Ce lieu est situé à 800 mètre de mon rucher. "Sais-tu que tout près de ton rucher se trouve un mur de ruches ?", m'avait dit Emmanuel lors de l'un de nos échanges.
Pas facile à trouver mais je l'ai déniché. Dissimulé par la végétation, ce mur ou apier rupestre compte 5 niches à ruches. 




28 septembre 2017, pose des lanières Apivar, des ruches saturées & des faux bourdons encore présents...

Au début du mois de septembre, j'ai procédé au traitement de mes ruchers, à l’exception de deux ruchers sur lesquels j'avais encore quelques hausses à retirer. Afin de garantir une bonne qualité du miel il est interdit de traiter tant que des hausses sont présentes.
Le traitement consiste à poser des lanières d'Apivar, en principe deux par ruches. Ce sont des bandes en plastique imprégnées d'un produit qui se diffuse progressivement. Les abeilles s'en imprègnent et le varroa qu'elles peuvent "héberger" sur leur corps meurt.
Ce traitement annuel permet de lutter contre ce parasite endémique des colonies en faisant chuter la pression qu'il exerce sans pour autant réussir à l'éliminer. Sans traitement, les colonies sont vouées à mourir dans les deux ans.
Afin d'être efficace au mieux, les lanières doivent être positionnées de part et d'autre du couvain, comme sur la photo :


Cette opération nécessite d'ouvrir les ruches et de repérer où se situe le couvain. Cela nous permet alors d'évaluer à la fois la force de nos colonies (le nombre de cadres qu'elles occupent dans la ruche) et les réserves en miel qu'elles ont déjà emmagasinées en prévision de l'hiver.
J'ai posé les dernières lanières aujourd'hui et j'ai pu constater que mes colonies sont, dans l'ensemble, assez fortes voire très fortes, avec de belles réserves en miel. Certaines sont mêmes quasi saturées, comme on peut le voir sur ces deux photos qui suivent ainsi que celle en entête prises aujourd'hui :



Je n'ai pas touché à ces réserves car les reines disposent de suffisamment de place pour la ponte (4 à 6 cadres de beau couvain). Pour l'instant, il n'est donc pas besoin d'envisager un mourrissement comme j'avais pu le faire l'an dernier.
Lors de la visite d'hivernage que je ferai courant octobre, je procéderai à la pesée de chaque colonie. Cette opération permet d'avoir un poids indicatif de référence. Durant l'hiver, les pesées successives permettront d'évaluer les réserves consommées et celles encore disponibles. En fonction des relevés, il est possible alors de compenser les faiblesses en réserves par l'apport de "candi" (une pâte sucrée).

Autre constatation que j'ai pu faire aujourd'hui : la présence de faux bourdons, les mâles. Ils n'y en a pas dans toutes les ruches, mais certaines en accueillent encore... Il faut croire que la pénurie en ressources mellifères n'est pas encore survenue complètement. Ce phénomène est peut-être également dû aux températures clémentes que nous avons. En principe, les mâles sont chassés hors des ruches dès la fin août, début septembre...

J'ai pu identifier 5 mâles sur cette photo montrant un cadre bien rempli de pollen, en rive du couvain :