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mardi 10 avril 2018

7 avril 2018, peuplement de ma ruche kenyane.


Ma ruche kenyane ne sera pas restée longtemps vide, je viens de la peupler avec un essaim hiverné dans une ruchette Dadant.
La solution la plus simple aurait été de la peupler avec un essaim naturel recueilli dans la nature.  Sauf que je n'avais pas envie d'attendre sans être d'ailleurs sûr d'en recueillir un. De plus, le peuplement avec un essaim naturel demeure hasardeux. Nous ne sommes jamais certains que l'essaim restera dans la ruche qui lui est proposé, surtout si la ruche est neuve comme c'est le cas ici. Et un essaim naturel étant constitué d'une reine âgée cette dernière peut ne pas passer l'hiver.

Pour pallier à ces inconvénients, l'une des solutions est d'y introduire un essaim avec sa jeune reine et son couvain. Sauf que mes essaims sont en Dadant et non au format de ma kenyane.
Il y a trois ans, j'avais recueilli un essaim logé entre le volet et la fenêtre d'une villa d'un particulier. N'étant pas sûr de récupérer la reine, j'avais alors utilisé des cadres grillagés dans lesquels j'avais positionné quelques rayons découpés contenant du couvain.


J'ai adapté cette méthode à mon besoin actuel. Découper le couvain au format de ma kenyane, garder une partie du cadre format Dadant qui le supporte et visser cette portion de cadre sous une barrette. L'opération n'est pas aisée et le risque de refroidir le couvain réel. Toutefois, ces cadres provisoires de couvain vont surtout permettre à la colonie de se fixer et ma reine pourra rapidement y pondre si nécessaire.
Mais je vous laisse découvrir tout cela dans ma vidéo...


jeudi 5 avril 2018

4 avril 2018, ma première ruche kenyane.


Je viens de finir la construction de ma première ruche kenyane. Depuis plusieurs mois j'avais envie de tester cette ruche horizontale. Le mauvais temps m'empêchant de réaliser les visites que j'avais prévues de faire sur mes ruchers, je me suis attelé à sa fabrication. Au préalable j'avais parcouru Internet en quêtes d'informations. J'y ai passé quelques soirées... J'ai même acheté le nouveau livre de Paul et Gilles Fert "élever des abeille en ruche horizontale" qui vient tout juste de paraître. Soit dit en passant, je vous le déconseille ! Très, très décevant, je n'y ai rien appris et il ne m'a été d'aucune utilité... mais revenons à ma ruche...

Pour celle et ceux qui ne connaissent pas ce type de ruche, la ruche kenyane a été développée au Kenya par un canadien, Maurice Smith, dans les années 1970 afin d'y vulgariser l'apiculture à partir de matériaux locaux et peu onéreux. Elle s'inspire des ruches cylindriques traditionnelles africaines suspendues horizontalement en hauteur pour les protéger des prédateurs. 
Sa toute première particularité est sa quasi absence de norme. Seulement deux dimensions sont à observer, la largeur des barrettes qui recouvrent tout le corps qui doit être de 3,5 cm (entraxe naturel entre deux rayons) et l'inclinaison de 120° de chacune des deux parois latérales (les côtés des cellules d'abeilles forment ce même angle). Cette inclinaison a pour but de limiter l'accrochage des rayons aux parois. Mises à part ces deux dimensions, les autres dimensions n'ont pas besoin d'être très précises.

De par sa forme, la conduite de cette ruche se fait horizontalement. Les barrettes, à partir desquelles les abeilles vont construire leurs rayons, se touchent et forment ainsi le couvre cadre.

C'est à partir de mes recherches que j'ai construit ma ruche ; puisant telle idée sur tel site, telle autre sur telle vidéo démonstratrice. Mon modèle mesure 103 cm de long et est constitué de 27 barrettes auxquelles j'ai rajouté une réglette d'ajustement placée en bout.
Le fond est grillagé et possède un tiroir. J'ai aussi prévu un espace plus grand entre le fond grillagé et le tiroir formant une sorte de vide sanitaire.
J'ai placé le trou de vol sur un côté latéral. La colonie se développera donc du trou de vol vers l'arrière, soit en bâtisses chaudes (cadres bâtis parallèlement au trou de vol). Le couvain devrait se situer côté trou de vol et les réserves de miel à l'arrière.

La récolte se fait par découpage des rayons qui sont ensuite soit conditionnés sous forme de brèches (c'est ce que j'envisage) soit pressés pour en extraire le miel.

Petite info : vide, cette ruche est lourde, très lourde... elle a donc vocation à être sédentaire.



Voici ses dimensions :
hauteur (des pieds aux barrettes) : 97 cm

 longueur interne 98 cm


Quelques photos de présentation :

Il y a un espace d'environ quatre cm entre le toit et le bord. Cet espace permet une aération. 

Le toit bascule grâce à deux charnières. Les barrettes sont recouvertes d'une mousse isolante : 

La réglette d'ajustement :

Les barrettes :

La partition. Elle permet d'agrandir ou de réduire l'espace occupé par la colonie :

Le fond grillagé avec et sans le tiroir :

L'espace entre le toit et le bord de la ruche permettant l'aération :

Le tiroir coulissant :

samedi 24 mars 2018

23 mars 2018, Visites de printemps, pose des premières hausses et stimulation des colonies par grattage.


Aujourd'hui, il faisait 16° à l'ombre et hier 15°. Avec ces belles journées que nous avons, j'ai pu finir mes visites de printemps. Au total j'ai perdu 4 colonies sur 71 hivernées. Inespéré ! J'ai quelques colonies qui sont très petites, je les surveille et je verrai selon leur développement si je les réunis ou non. Mais dans l'ensemble j'ai de belles colonies sur 3 à 6 cadres de couvain.
Par contre, je n'ai quasiment pas de couvain de mâle et je n'ai vu que quelques mâles adultes. Surprenant quand je pense que l'an dernier je faisais mes premiers essaims artificiels dès le 22 mars.

Dans les ruches et ruchettes il y a pas mal de nectar et dans certaines colonies la place commence à manquer. J'ai retiré quelques cadres de miel qui me serviront, notamment pour mes prochains EA, mais la miellée est là. Pour éviter l'engorgement, sur mes plus fortes colonies j'ai posé mes premières hausses. 
Pour limiter un refroidissement du couvain toujours possible avec cette météo aléatoire, j'ai suivi la méthode utilisée par l'un de mes copains api (L'abeille de l'Estaque). Je laisse le nourrisseur en place, je retire les deux cabochons et place ma hausse.

Cette année pour stimuler la ponte des reines et leur faire de la place, j'expérimente la méthode du grattage des bandes de nourritures operculées. Cette méthode est très bien expliquée sur le site: http://www.apiservices.biz
Page où la méthode est expliquée : preparons-deja-la-miellee-de-printemps
J'ai effectué le grattage des réserves en périphérie du couvain il y a 10 jours sur certaines colonies et aujourd'hui j'ai pu observer son efficacité. Le couvain s'agrandit de façon impressionnante pour occuper les 9/10° des cadres grattés. Je vais poursuivre cette méthode et ne pas stimuler au sirop.


mardi 20 mars 2018

20 mars 2018, Visites de printemps, bilan hivernal et perspectives

une ouvrière butinant les fleurs d'un buis

Cette année, la nature a pris un peu de retard par rapport à l'an dernier et même à l'année 2016 ; les floraisons sont décalées d'une quinzaine de jours.
Je n'ai donc pu commencer à ouvrir mes ruches, pour la visite de printemps, que la semaine dernière. J'ai profité de trois belles journées pour en contrôler les 4/5. Déjà, j'avais perdu deux colonies courant décembre et janvier et ces trois visites m'ont permis de découvrir une colonie bourdonneuse* que j'ai pu réunir à une autre colonie.
Je ne pourrai faire un bilan final qu'après le contrôle des 14 ruches qu'il me reste à visiter, mais, à ce jour, je n'observe que 5% de pertes. Dans l'ensemble j'ai de belles colonies dont certaines très, très populeuses que je vais devoir surveiller de près...

Comme l'an dernier, mon objectif est de poursuivre l'augmentation de mon cheptel et d'atteindre l'automne avec une centaine de colonies. Au regard de ce que j'ai pu faire en 2017, mon objectif pour 2018 ne devrait pas être trop difficile à atteindre. Et si je réussis à produire suffisamment d'essaim artificiel peut-être pourrai-je envisager d'en proposer une partie à la vente pour 2019. Mais ne vendons pas...

Cette année, outre la production d'essaim artificiel, j'aimerais aussi essayer de tester le kit d'élevage de reines Kemp, pour produire quelques reines. 


* Une colonie est dite bourdonneuse quand l'on observe un remplacement du couvain d'ouvrières par du couvain de mâles (les faux bourdons d'où le nom de bourdonneuse). Cela est dû souvent au fait que certaines ouvrières (ce sont des femelles comme la reine, mais des femelles non fécondées) se sont mises à pondre pour palier à la carence de la reine morte ou en fin de vie. Non fécondées, ces ouvrières pondeuses ne pondent que des œufs non fécondés qui ne donneront donc naissance qu'à des mâles. Pour plus d'infos voir : www.leruchersaintgervais.fr/les-abeilles ).