Voilà, par une belle journée, avec Michel, mon ami apiculteur, nous
avons réceptionné les essaims (qui remplacent ceux arrivés morts la semaine dernière. La Sté Apimiel a été très réactive). Dès midi nous avons commencé le travail
d'enruchage qui nous a pris plus de 3 bonnes heures. Il y a eu encore quelques petits soucis avec 5
essaims, mais l'essentiel est là, super !!! (Apimiel m'a contacté, avant que je le fasse, afin de savoir comment s'était
passé le transport. Ils vont m'expédier à nouveau les essaims morts.)
Les abeilles sont restées enfermées, au calme
dans leur nouvelle ruche, durant deux jours afin qu'elles puissent en prendre
possession, commencer à tirer les cires (construire les rayons) et libérer la
reine. Ne pouvant sortir, les abeilles sont nourries avec
du sirop "50/50". J'ai préparé ce sirop avec 1 kg de sucre + 1 litre
d'eau + 1 cuillère à soupe de vinaigre de cidre qui facilite la digestion de
ce breuvage. Chaque colonie a reçu deux litres. Je donnerai ce sirop jusqu'à ce que les colonies
soient suffisamment développées.
Pour permettre à la colonie de pouvoir respirer,
les plateaux de fond grillagés sont ouverts. J'ai fait en sorte que l'aération
puisse se faire par le devant. J'ouvrirai pleinement les plateaux quand les
chaleurs arriveront.
L'enruchage a donc eu lieu vendredi et c'est
dimanche soir, à la tombée de la nuit, que j'ai ouvert les ruches. Quand je dis
que j'ai ouvert les ruches je veux dire que j'ai retiré les portes d'entrées
pour permettre aux abeilles de sortir.
Sur la vidéo réalisée, on peut voir que toutes
les abeilles n'ont pas été mises dans les ruches, le premier jour. Certaines se
sont échappées. Elles ne sont pas allées loin. Tôt, le lendemain matin, quand
je suis allé voir le rucher, je me suis aperçu que sous presque toutes les
ruches de petits paquets d'abeilles s'étaient formés entre le grillage du
plateau de sol et la plaque qui ferme celui-ci. Elles sont restées ainsi
proches des ruches. Lundi soir, elles étaient toutes rentrées dans les
ruches.
Malgré le drame d'hier, je vais rester positif ! Le rucher est fin prêt. J'ai installé une petite clôture, non pour prévenir
les risques de vol mais surtout afin de "sécuriser" le rucher et
limiter au mieux que des enfants ou des animaux (chiens ou sangliers) ne
s'approchent de trop près des ruches. J'y ai planté tout autour une haie de photinias. Cet arbuste, à croissance
très rapide, peut atteindre 3 m de hauteur. Il offrira une protection contre le
vent ainsi qu'une abondance de fleurs nectarifères au printemps. J'ai aussi mis quatre amandiers qui apporteront un plus de nectar et de
pollen bienvenu et très recherché par les abeilles, dès le mois de mars chez
nous (ce sont les premiers fruitiers à fleurir). L'avantage de cet arbre est
qu'il ne nécessite pas de traitement et fournit des fruits, les amandes, qui
pourront être cueillis à l'automne quand les abeilles seront moins actives.
Quant à la miellerie, ses travaux avancent. Nous avons fini de poser le
carrelage (sol et murs). Le plafond est peint. Il me reste à finir les joints
aux murs et à peindre les traces de colle. Le point d'eau avec chauffe-eau (qui
prendra place à l'emplacement du chauffage sur les photos) sera installé d'ici
cet été. Des étagères vont être posées sur le mur de gauche. J'ai placé le désoperculateur (à droite), l'extracteur (au centre) ainsi
qu'un maturateur (à gauche) afin d'avoir un petit aperçu du rendu final.
J'ai vécu un vrai vendredi noir ! Je devais recevoir, vendredi (10 avril), mes
abeilles (26 essaims pour moi et un pour un copain). C'était sans
compter l’incompétence de la Sté de transport Calberson / France express
Avignon ! Après de nombreux échanges téléphoniques et péripéties, les essaims sont arrivés morts... Bien sûr la livraison a été refusée. J'en saurai plus, mardi, avec la société Apimiel qui m'a vendu les
essaims et que j'ai eu au téléphone hier soir tard (c'est rare pour être souligné), quant à la suite de ce désastreux épisode. La société "mère" (sur Mulhouse) du transporteur va recevoir un courrier de ma part dans lequel je leur fais part de ma colère et de mon indignation. Je ne vous cache pas que je suis dépité !
J'ai préparé les cadres pour les ruches. Il faut, durant les premiers jours de l'installation des abeilles, 7 cadres cirés par ruche. Ce fut donc près de 200 cadres à faire. Ce travail consiste à insérer une feuille de cire gaufrée (alvéolée) par cadre, pour faciliter le travail des abeilles à construire leurs rayons. La "fabrication" ou, plus précisément, la sécrétion de la cire demande, en effet, aux abeilles une dépense énergétique très importante. Lors de l'introduction d'un essaim dans une ruche "vide" celui-ci ne dispose d'aucune ressource (miel & pollen) à disposition dans les premiers jours. Par introduction de cadres, en partie construits de cire, nous aidons les abeilles à démarrer la construction de leur "nid". Afin que la feuille de cire tienne bien en place sur le cadre, on fait circuler un faible courant électrique à l'aide d'un transformateur et de deux électrodes dans les fils métalliques. Ce qui a pour effet de faire chauffer le fil de fer qui va faire fondre, doucement, la cire et permettre au fil de s'incruster dans la cire.